Par Anne-Laure Pineau
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Par Anne-Laure PineauGrâce à un système de solidarité au sein du monde du cinéma, plusieurs structures à Los Angeles, comme la maison Palm View, hébergent des personnes âgées démunies, autrefois maquilleurs, secrétaires, agents ou techniciens, vedettes des films d'hier ou des séries qui vivent leur centième rediffusion. Elles règlent aussi les loyers et factures impayés ou encore les honoraires de médecins des artistes sans le sou. A quelques heures de trafic de Palm View, le campus de la Motion Picture and Television Foundation, sur Mulholland Drive, s'agrandit encore. Fondé en 1921 par Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks et D.W. Griffith, il accueille entre ses murs les aînés et les malades. C'est un héritage des grands syndicats. Depuis les honteux contrats d'exclusivité de la MGM des années 1930 jusqu'aux droits de retranscription sur le Net des années 2010, l'Actor's Fund, comme la Screen Actors Guild ou l'Associated Actors and Artists of America, militent contre la précarisation des professionnels de l' entertainment. Les grands et petits noms du spectacle versent chaque année une partie de leurs revenus pour aider les plus faibles. Jan-Kees van der Gaag, superviseur des services sociaux de l'Actor's Fund, ne s'étonne pas que subsiste cette tradition dans un milieu si concurrentiel : " C'est un peu comme faire perdurer l'esprit de famille qui existe sur un plateau de film. "