"Nous sommes très préoccupés, nous avons besoin dans tous les cas d'un plan B", a déclaré dans un entretien au quotidien allemand Bild le ministre chargé de l'Immigration du gouvernement d'Alexis Tsipras, alors que la Grèce a été en 2015 la principale porte d'entrée des réfugiés et migrants cherchant l'asile dans l'UE. Athènes craint qu'un échec de l'accord conclu le 18 mars entre les Européens et les Turcs n'entraîne la reprise des arrivées massives de réfugiés, notamment sur les îles proches des côtes turques.

Le pouvoir turc, en pleine dérive autoritaire après un coup d'Etat manqué, menace de faire capoter cet accord si l'UE ne supprime pas les visas pour les Turcs souhaitant voyager en Europe.

Berlin a jusqu'ici rejeté l'idée d'un "plan B".

Pour une répartition plus équitable

Le ministre grec a également enjoint à ses pairs européens d'accueillir des migrants. "Les réfugiés doivent être équitablement répartis dans tous les pays de l'UE, et pas seulement dans certains", a-t-il plaidé. Certains pays trainent des pieds pour ouvrir leurs portes tandis que d'autres, en Europe de l'Est, refusent carrément d'en recevoir malgré les engagements pris par l'UE.

L'an dernier des centaines de milliers de migrants ont traversé la mer Egée dans des conditions dramatiques et périlleuses pour rejoindre la Grèce. Les îles grecques, notamment Lesbos, se sont retrouvées débordées par cet afflux malgré la solidarité des habitants et la présence de nombreuses ONG.

L'Union européenne, emmenée par l'Allemagne, et Ankara avaient finalement trouvé une entente prévoyant notamment le renvoi des Syriens vers la Turquie. Cet accord, dénoncé par les organisations de défense des droits de l'Homme, a eu un effet dissuasif: le nombre d'arrivées de migrants a considérablement chuté depuis la mise en place de l'accord le 20 mars.

"Nous sommes très préoccupés, nous avons besoin dans tous les cas d'un plan B", a déclaré dans un entretien au quotidien allemand Bild le ministre chargé de l'Immigration du gouvernement d'Alexis Tsipras, alors que la Grèce a été en 2015 la principale porte d'entrée des réfugiés et migrants cherchant l'asile dans l'UE. Athènes craint qu'un échec de l'accord conclu le 18 mars entre les Européens et les Turcs n'entraîne la reprise des arrivées massives de réfugiés, notamment sur les îles proches des côtes turques.Le pouvoir turc, en pleine dérive autoritaire après un coup d'Etat manqué, menace de faire capoter cet accord si l'UE ne supprime pas les visas pour les Turcs souhaitant voyager en Europe.Berlin a jusqu'ici rejeté l'idée d'un "plan B".Le ministre grec a également enjoint à ses pairs européens d'accueillir des migrants. "Les réfugiés doivent être équitablement répartis dans tous les pays de l'UE, et pas seulement dans certains", a-t-il plaidé. Certains pays trainent des pieds pour ouvrir leurs portes tandis que d'autres, en Europe de l'Est, refusent carrément d'en recevoir malgré les engagements pris par l'UE. L'an dernier des centaines de milliers de migrants ont traversé la mer Egée dans des conditions dramatiques et périlleuses pour rejoindre la Grèce. Les îles grecques, notamment Lesbos, se sont retrouvées débordées par cet afflux malgré la solidarité des habitants et la présence de nombreuses ONG.L'Union européenne, emmenée par l'Allemagne, et Ankara avaient finalement trouvé une entente prévoyant notamment le renvoi des Syriens vers la Turquie. Cet accord, dénoncé par les organisations de défense des droits de l'Homme, a eu un effet dissuasif: le nombre d'arrivées de migrants a considérablement chuté depuis la mise en place de l'accord le 20 mars.