La faible participation au scrutin (45 % contre près de 63 % en 2014), la défiance exprimée à l'égard des dirigeants de partis de gouvernement et la prime accordée aux candidats hors système, dont le " Berlusconi de Tunis " Nabil Karoui classé deuxième avec 15,6 % malgré son emprisonnement, sont autant de caractéristiques de la jeune démocratie tunisienne qui la rapprochent étrangement plus de certaines vieilles démocraties fatiguées d'Europe occidentale. Cet apprentissage express du désenchantement démocratique surprend d'autant plus qu'il est aussi, voire surtout, le fait des jeunes qui furent, en Tunisie comme dans ses ...