Sur sa page Facebook, l'émission a donné rendez-vous aux fans pour sa dernière en publiant une bande-annonce dans laquelle plusieurs personnages favoris des téléspectateurs, dont l'ex-président Jacques Chirac, entonnent la chanson "je suis venu te dire que je m'en vais".

Inspirés à l'origine du "Spitting Image" de la chaîne britannique ITV, les "Guignols" se sont imposés comme un programme phare en France au début des années 90.

Symbole de l'image irrévérencieuse de Canal+, l'émission, dans laquelle des marionnettes parodient les journaux télévisés du soir à coup d'humour noir sans tabou, a été copiée depuis sur tous les continents, de l'Espagne à l'Inde en passant par le Cameroun.

Canal+ avait acté la fin définitive de l'émission, lors d'un comité d'entreprise le 1er juin.

L'émission était en sursis depuis la prise de contrôle en 2015 de Canal+ et sa maison mère Vivendi par l'homme d'affaires Vincent Bolloré, à qui le ton impertinent des Guignols déplaisait.

Ce dernier avait reproché à la chaîne un abus "de dérision" et une tendance à se "moquer des autres". Les Guignols n'avaient dû leur survie qu'à une levée de boucliers de responsables politiques qui les avaient défendus au nom du droit à la caricature.

La perspective d'une disparition avait fait réagir jusqu'au président de l'époque, François Hollande, qui avait estimé que "la caricature fait partie du patrimoine" français, obligeant l'industriel à promettre son maintien.

"La méthode est extraordinaire", a dénoncé il y a quelques jours sur la webtélé Le Média Bruno Gaccio, ancien auteur phare du programme, estimant que la chaîne et son actionnaire (Bolloré) avaient volontairement "désorganisé" l'émission pour mieux la faire dépérir.

Sur sa page Facebook, l'émission a donné rendez-vous aux fans pour sa dernière en publiant une bande-annonce dans laquelle plusieurs personnages favoris des téléspectateurs, dont l'ex-président Jacques Chirac, entonnent la chanson "je suis venu te dire que je m'en vais".Inspirés à l'origine du "Spitting Image" de la chaîne britannique ITV, les "Guignols" se sont imposés comme un programme phare en France au début des années 90. Symbole de l'image irrévérencieuse de Canal+, l'émission, dans laquelle des marionnettes parodient les journaux télévisés du soir à coup d'humour noir sans tabou, a été copiée depuis sur tous les continents, de l'Espagne à l'Inde en passant par le Cameroun.Canal+ avait acté la fin définitive de l'émission, lors d'un comité d'entreprise le 1er juin.L'émission était en sursis depuis la prise de contrôle en 2015 de Canal+ et sa maison mère Vivendi par l'homme d'affaires Vincent Bolloré, à qui le ton impertinent des Guignols déplaisait.Ce dernier avait reproché à la chaîne un abus "de dérision" et une tendance à se "moquer des autres". Les Guignols n'avaient dû leur survie qu'à une levée de boucliers de responsables politiques qui les avaient défendus au nom du droit à la caricature.La perspective d'une disparition avait fait réagir jusqu'au président de l'époque, François Hollande, qui avait estimé que "la caricature fait partie du patrimoine" français, obligeant l'industriel à promettre son maintien."La méthode est extraordinaire", a dénoncé il y a quelques jours sur la webtélé Le Média Bruno Gaccio, ancien auteur phare du programme, estimant que la chaîne et son actionnaire (Bolloré) avaient volontairement "désorganisé" l'émission pour mieux la faire dépérir.