"La Roumanie a compris l'ampleur des horreurs, a assumé cette page sombre et fait des démarches pour récupérer la mémoire de l'Holocauste", a déclaré M. Iohannis, alors que ce pays avait longtemps rejeté toute responsabilité sur l'Allemagne nazie.

Les trois survivants décorés, deux hommes et une femme, font partie des quelque 25.000 Roms déportés en 1942 en Transdniestrie sur ordre du maréchal pro-nazi roumain Ion Antonescu.

"En Transdniestrie nous n'avons connu que la mort et la misère", a confié Constantin Braila, qui était âgé de onze ans lorsqu'il fut déporté aux côtés de sa famille, dont six membres y ont péri.

Environ 11.000 Roms sont morts dans les camps de travail de cette région - tués par des maladies, par la faim et le froid ou abattus par des soldats, selon un rapport sur l'Holocauste en Roumanie rédigé par une commission internationale d'historiens dirigée par le prix Nobel de la paix Elie Wiesel.

"Chacun des survivants représente une voix de l'humanité contre le racisme et la xénophobie", a estimé M. Iohannis, regrettant que les "terribles souffrances infligées aux Roms ne soient pas suffisamment connues".

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La Roumanie avait pour la première fois rendu hommage à des survivants roms en 2009, trois ans après que les membres de cette minorité ont officiellement été reconnus comme des victimes de l'Holocauste.

"Cette reconnaissance formelle est importante car elle permet de sensibiliser l'opinion au sort des Roms. Mais au-delà, nombre des rescapés sont toujours privés des indemnités qui leur sont dues", a indiqué à l'AFP l'historien Petre Matei qui bataille depuis plusieurs années contre la réticence des autorités locales à indemniser ces victimes.

M. Iohannis a également décoré lundi la Fédération des communautés juives de Roumanie, qui ne compte plus aujourd'hui que 7.000 membres, contre 800.000 entre les deux guerres, ainsi que deux instituts de recherches sur l'Holocauste.

Selon le rapport de la commission Wiesel rendu en 2003, entre 280.000 et 380.000 juifs roumains et ukrainiens sont morts sous le régime Antonescu entre 1940 et 1944 dans les territoires administrés par Bucarest.

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L'Allemagne responsable de la sécurité de tous sur son sol (Merkel)

La chancelière allemande Angela Merkel a assuré lundi à l'occasion des 75 ans de la libération d'Auschwitz qu'il était de la responsabilité de l'Allemagne que "tout le monde se sente en sécurité" sur son sol, appelant à combattre l'antisémitisme.

"Nous portons la responsabilité que tout le monde se sente en sécurité chez nous en Allemagne et en Europe", a lancé la dirigeante allemande avant un concert à Berlin donné à la mémoire des six millions de Juifs assassinés par les nazis.

"Nous devons farouchement combattre l'intolérance et la haine, le racisme et l'antisémitisme", a-t-elle ajouté à un moment où l'Allemagne comme d'autres pays européens est confrontée à une recrudescence de l'antisémitisme notamment de l'extrême droite.

"Nous devons tout particulièrement sensibiliser les jeunes générations", a-t-elle aussi martelé avant ce concert donné au Staatsoper et auquel elle assiste avec le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki.

Plus de 200 survivants de l'Holocauste se sont réunis lundi sur le site de l'ancien camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau dans l'actuelle Pologne où périrent plus de 1,1 million de personnes, principalement des Juifs.

La chancelière s'était rendue pour la première fois en décembre à Auschwitz.

"La Roumanie a compris l'ampleur des horreurs, a assumé cette page sombre et fait des démarches pour récupérer la mémoire de l'Holocauste", a déclaré M. Iohannis, alors que ce pays avait longtemps rejeté toute responsabilité sur l'Allemagne nazie. Les trois survivants décorés, deux hommes et une femme, font partie des quelque 25.000 Roms déportés en 1942 en Transdniestrie sur ordre du maréchal pro-nazi roumain Ion Antonescu. "En Transdniestrie nous n'avons connu que la mort et la misère", a confié Constantin Braila, qui était âgé de onze ans lorsqu'il fut déporté aux côtés de sa famille, dont six membres y ont péri. Environ 11.000 Roms sont morts dans les camps de travail de cette région - tués par des maladies, par la faim et le froid ou abattus par des soldats, selon un rapport sur l'Holocauste en Roumanie rédigé par une commission internationale d'historiens dirigée par le prix Nobel de la paix Elie Wiesel. "Chacun des survivants représente une voix de l'humanité contre le racisme et la xénophobie", a estimé M. Iohannis, regrettant que les "terribles souffrances infligées aux Roms ne soient pas suffisamment connues". La Roumanie avait pour la première fois rendu hommage à des survivants roms en 2009, trois ans après que les membres de cette minorité ont officiellement été reconnus comme des victimes de l'Holocauste. "Cette reconnaissance formelle est importante car elle permet de sensibiliser l'opinion au sort des Roms. Mais au-delà, nombre des rescapés sont toujours privés des indemnités qui leur sont dues", a indiqué à l'AFP l'historien Petre Matei qui bataille depuis plusieurs années contre la réticence des autorités locales à indemniser ces victimes. M. Iohannis a également décoré lundi la Fédération des communautés juives de Roumanie, qui ne compte plus aujourd'hui que 7.000 membres, contre 800.000 entre les deux guerres, ainsi que deux instituts de recherches sur l'Holocauste. Selon le rapport de la commission Wiesel rendu en 2003, entre 280.000 et 380.000 juifs roumains et ukrainiens sont morts sous le régime Antonescu entre 1940 et 1944 dans les territoires administrés par Bucarest. La chancelière allemande Angela Merkel a assuré lundi à l'occasion des 75 ans de la libération d'Auschwitz qu'il était de la responsabilité de l'Allemagne que "tout le monde se sente en sécurité" sur son sol, appelant à combattre l'antisémitisme."Nous portons la responsabilité que tout le monde se sente en sécurité chez nous en Allemagne et en Europe", a lancé la dirigeante allemande avant un concert à Berlin donné à la mémoire des six millions de Juifs assassinés par les nazis. "Nous devons farouchement combattre l'intolérance et la haine, le racisme et l'antisémitisme", a-t-elle ajouté à un moment où l'Allemagne comme d'autres pays européens est confrontée à une recrudescence de l'antisémitisme notamment de l'extrême droite. "Nous devons tout particulièrement sensibiliser les jeunes générations", a-t-elle aussi martelé avant ce concert donné au Staatsoper et auquel elle assiste avec le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki. Plus de 200 survivants de l'Holocauste se sont réunis lundi sur le site de l'ancien camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau dans l'actuelle Pologne où périrent plus de 1,1 million de personnes, principalement des Juifs. La chancelière s'était rendue pour la première fois en décembre à Auschwitz.