Que célèbre-t-on exactement ? Le fait qu'ils évoquent une Europe à plusieurs vitesses montre qu'ils ont accepté la défaite", a déclaré M. Varoufakis à Rome, où 27 chefs d'Etat et de gouvernement étaient attendus en fin d'après-midi. "Ils n'ont pas la moindre idée de la façon dont il faut s'y prendre pour créer une Europe unie", a ajouté l'ancien ministre, venu promouvoir Diem 25 (Democracy in Europe Movement - 2025), le mouvement paneuropéen qu'il a fondé pour agir en faveur de plus de démocratie dans l'UE.

Pour celui qui avait (sans succès) défié l'Allemagne et les grands bailleurs de fonds mondiaux au plus fort de la crise grecque, la façon des dirigeants européens "de faire +comme si de rien était+ attise les flammes de la xénophobie et du populisme".

Pour un "New Deal" européen, il propose que la Banque européenne d'investissement émette des obligations destinées à soutenir la croissance. Elles pourraient financer des technologies vertes et garantir l'emploi dans les régions européennes en difficulté, réduisant ainsi les migrations inter-européennes qui ont contribué au choix des Britanniques de sortir de l'UE.

"Diem 25 n'est pas simplement un mouvement de gauche. Il essaie de réaliser ce que les démocrates européens auraient dû faire en 1930, après le crash de Wall Street (en 1929, ndlr) et juste avant que l'Europe ne sombre dans un précipice", a ajouté M. Varoufakis. Selon lui, une crise se profile à l'horizon lorsque Mario Draghi, le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), fermera le robinet du programme de rachat de dette. "Tout le monde sait que M. Draghi est dans une situation très difficile, il doit fixer les taux d'intérêt et gérer le rachat de dette pour l'Allemagne et l'Espagne, qui ont de l'inflation, et pour la Grèce et l'Italie, qui n'en ont pas", a-t-il expliqué.

Diem 25 est conçu comme une plate-forme pour développer des politiques que les partis établis pourraient adopter. Mais M. Varoufakis n'a pas exclu de présenter ses propres candidats aux élections européennes de 2019.

Que célèbre-t-on exactement ? Le fait qu'ils évoquent une Europe à plusieurs vitesses montre qu'ils ont accepté la défaite", a déclaré M. Varoufakis à Rome, où 27 chefs d'Etat et de gouvernement étaient attendus en fin d'après-midi. "Ils n'ont pas la moindre idée de la façon dont il faut s'y prendre pour créer une Europe unie", a ajouté l'ancien ministre, venu promouvoir Diem 25 (Democracy in Europe Movement - 2025), le mouvement paneuropéen qu'il a fondé pour agir en faveur de plus de démocratie dans l'UE.Pour celui qui avait (sans succès) défié l'Allemagne et les grands bailleurs de fonds mondiaux au plus fort de la crise grecque, la façon des dirigeants européens "de faire +comme si de rien était+ attise les flammes de la xénophobie et du populisme".Pour un "New Deal" européen, il propose que la Banque européenne d'investissement émette des obligations destinées à soutenir la croissance. Elles pourraient financer des technologies vertes et garantir l'emploi dans les régions européennes en difficulté, réduisant ainsi les migrations inter-européennes qui ont contribué au choix des Britanniques de sortir de l'UE."Diem 25 n'est pas simplement un mouvement de gauche. Il essaie de réaliser ce que les démocrates européens auraient dû faire en 1930, après le crash de Wall Street (en 1929, ndlr) et juste avant que l'Europe ne sombre dans un précipice", a ajouté M. Varoufakis. Selon lui, une crise se profile à l'horizon lorsque Mario Draghi, le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), fermera le robinet du programme de rachat de dette. "Tout le monde sait que M. Draghi est dans une situation très difficile, il doit fixer les taux d'intérêt et gérer le rachat de dette pour l'Allemagne et l'Espagne, qui ont de l'inflation, et pour la Grèce et l'Italie, qui n'en ont pas", a-t-il expliqué. Diem 25 est conçu comme une plate-forme pour développer des politiques que les partis établis pourraient adopter. Mais M. Varoufakis n'a pas exclu de présenter ses propres candidats aux élections européennes de 2019.