Le meurtre de masse est ici défini comme un "incident" durant lequel au moins quatre personnes, ou plus, sont tuées, à l'exclusion de l'auteur. En 2019, les États-Unis auraient connu 41 incidents de ce genre, selon une base de données compilée annuellement par Associated Press, USA Today et Northeastern University. Le chiffre le plus élevé depuis les années 1970.

80 % des 41 incidents enregistrés - soit 33 - ont impliqué des armes à feu. Un décompte annuel brutal qui continue de nourrir le débat sur le contrôle des armes à feu, à l'heure où les efforts pour en réduire l'accès semblent toujours au point mort.

Parmi ces meurtres de masse, on retrouve notamment la fusillade dans un bâtiment municipal à Virginia Beach en mai dernier, la fusillade à Odessa (Texas) qui a fait cinq morts et 21 blessés en août dernier, la fusillade dans un magasin Walmart à El Paso (Texas) et lors d'une fête de quartier de Dayton (Ohio), également en août.

Au total, ces 41 événements ont tué 211 personnes. Un chiffre important, mais pourtant moins élevé qu'en 2017, année marquée par le tir de masse le plus meurtrier de l'histoire américaine moderne. Le 1er octobre 2017, 58 personnes ont en effet perdu la vie lors d'un concert à Las Vegas.

Trop souvent inaperçus

Selon la base de données, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, la majorité de ces massacres ne font pas l'objet d'une couverture médiatique nationale, à moins qu'ils n'aient lieu dans un espace public (comme ce fut le cas à El Paso, lors de la fusillade dans le magasin Walmart, par exemple).

La plupart de ces événements impliquaient, au contraire, des assassinats dans des lieux privés : entre des personnes qui se connaissaient, notamment, mais aussi lors de conflits familiaux ou à la suite de violences liées à la drogue ou à des gangs. Ainsi, seules 9 des 41 tueries de masse ont véritablement eu lieu dans un espace public.

"Ce qui rend ce chiffre aussi exceptionnel est que les tueries de masse se font plus nombreuses alors que les homicides sont en baisse ", explique James Densley, chercheur en criminologie à la Metropolitan State University du Minnesota.

Quelques chiffres

  • La Californie, connue pour être l'Etat le plus strict en matière de lois sur les armes à feu, enregistre le nombre de tueries de masse le plus élevé cette année : huit.
  • Près de 50% des États américains ont connu un massacre - des grandes villes comme New York aux petites villes comme Elkmont, en Alabama.
  • L'arme à feu a été utilisée dans toutes les tueries de masse, sauf huit. Les autres armes comprenaient des couteaux, des haches et même des incendies criminels.
  • Le deuxième plus grand nombre de meurtres de masse survenus était en 2006, avec 38 tueries.

Un effet de contagion ?

Pour le chercheur, la criminalité a connu plusieurs vagues au cours des décennies précédentes. Chaque décennie a en effet connu son lot de tueries, de massacres, de meurtres en tout genre. Les années 2000, par exemple, ont été marquées par la violence du terrorisme. À présent, "il semble que ce soit l'âge des tueries de masse", a déclaré Densley, exprimant son inquiétude face à un "effet de contagion" généralisant les massacres.

En effet, les tueries de masse obéissent souvent à la logique de copie sociale, expliquent nos confrères du Monde. Cela signifie donc que nos comportements dépendent largement de ceux des autres, qu'il s'agisse de comportements de nos proches (familles, amis, modèles sociaux...), ou des comportements plus lointains, comme ceux d'autres tueurs.

Le meurtre de masse est ici défini comme un "incident" durant lequel au moins quatre personnes, ou plus, sont tuées, à l'exclusion de l'auteur. En 2019, les États-Unis auraient connu 41 incidents de ce genre, selon une base de données compilée annuellement par Associated Press, USA Today et Northeastern University. Le chiffre le plus élevé depuis les années 1970.80 % des 41 incidents enregistrés - soit 33 - ont impliqué des armes à feu. Un décompte annuel brutal qui continue de nourrir le débat sur le contrôle des armes à feu, à l'heure où les efforts pour en réduire l'accès semblent toujours au point mort.Parmi ces meurtres de masse, on retrouve notamment la fusillade dans un bâtiment municipal à Virginia Beach en mai dernier, la fusillade à Odessa (Texas) qui a fait cinq morts et 21 blessés en août dernier, la fusillade dans un magasin Walmart à El Paso (Texas) et lors d'une fête de quartier de Dayton (Ohio), également en août.Au total, ces 41 événements ont tué 211 personnes. Un chiffre important, mais pourtant moins élevé qu'en 2017, année marquée par le tir de masse le plus meurtrier de l'histoire américaine moderne. Le 1er octobre 2017, 58 personnes ont en effet perdu la vie lors d'un concert à Las Vegas.Selon la base de données, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, la majorité de ces massacres ne font pas l'objet d'une couverture médiatique nationale, à moins qu'ils n'aient lieu dans un espace public (comme ce fut le cas à El Paso, lors de la fusillade dans le magasin Walmart, par exemple).La plupart de ces événements impliquaient, au contraire, des assassinats dans des lieux privés : entre des personnes qui se connaissaient, notamment, mais aussi lors de conflits familiaux ou à la suite de violences liées à la drogue ou à des gangs. Ainsi, seules 9 des 41 tueries de masse ont véritablement eu lieu dans un espace public."Ce qui rend ce chiffre aussi exceptionnel est que les tueries de masse se font plus nombreuses alors que les homicides sont en baisse ", explique James Densley, chercheur en criminologie à la Metropolitan State University du Minnesota.Pour le chercheur, la criminalité a connu plusieurs vagues au cours des décennies précédentes. Chaque décennie a en effet connu son lot de tueries, de massacres, de meurtres en tout genre. Les années 2000, par exemple, ont été marquées par la violence du terrorisme. À présent, "il semble que ce soit l'âge des tueries de masse", a déclaré Densley, exprimant son inquiétude face à un "effet de contagion" généralisant les massacres.En effet, les tueries de masse obéissent souvent à la logique de copie sociale, expliquent nos confrères du Monde. Cela signifie donc que nos comportements dépendent largement de ceux des autres, qu'il s'agisse de comportements de nos proches (familles, amis, modèles sociaux...), ou des comportements plus lointains, comme ceux d'autres tueurs.