"Anxiogène", voire "macabre", c'est ainsi que certains médias ont qualifié l'oeuvre accrochée sur une palissade de travaux dans le hall principal de la Gare de Lyon, assimilant les messages des voyageurs à leurs "dernières volontés".

La phrase "avant de mourir, je voudrais..." est inscrite en français, en anglais et en espagnol.

L'accueil du public semble positif, vu que les tableaux finissent remplis chaque soir et doivent être effacés pour faire place nette.

Le nom de l'oeuvre collaborative, "Before I die", a été "mal compris", estime Sylvain Bailly, responsable des affaires culturelles au sein des chemins de fer français (SNCF), à l'origine de l'installation.

"Il génère de l'émotion, de l'angoisse chez certains", admet-il, interrogé par l'AFP.

Créée en 2011 par l'Américaine Candy Chang pendant le deuil d'un proche, l'oeuvre a été reproduite plus de 2.000 fois dans des dizaines de pays, dont la France. Des tableaux noirs ont ainsi été aperçus à Belfort (est) et La Rochelle (sud-ouest) en mars, sans susciter de controverse. En mai 2014, l'association Prévention routière avait utilisé le concept pour sensibiliser des jeunes conducteurs à Paris.

"C'est le but de cette oeuvre, de marquer les gens pour qu'ils s'interrogent sur le sens de la vie et ce qu'ils souhaitent", explique M. Bailly.

"On ne monte pas des opérations culturelles dans les gares pour faire de la polémique", assure-t-il, reconnaissant néanmoins s'être "posé la question après l'attentat de Nice (qui a fait 85 morts le 14 juillet dans cette ville du sud-est) et même avant" d'une possible annulation de l'opération.

La France a connu depuis début 2015 des attentats jihadistes meurtriers sans précédent, avec encore trois attaques cet été. Et il est désormais habituel de croiser des soldats lourdement armés dans les lieux publics tels que les gares.

"On trouve toujours des gens que ça choque, mais c'est un peu le rôle de l'art", a ajouté M. Bailly, soulignant que "les gens sont globalement contents, curieux, regardent et s'expriment".

Le projet a valeur de test et pourrait être mis en place dans d'autres gares.

"Anxiogène", voire "macabre", c'est ainsi que certains médias ont qualifié l'oeuvre accrochée sur une palissade de travaux dans le hall principal de la Gare de Lyon, assimilant les messages des voyageurs à leurs "dernières volontés". La phrase "avant de mourir, je voudrais..." est inscrite en français, en anglais et en espagnol. L'accueil du public semble positif, vu que les tableaux finissent remplis chaque soir et doivent être effacés pour faire place nette. Le nom de l'oeuvre collaborative, "Before I die", a été "mal compris", estime Sylvain Bailly, responsable des affaires culturelles au sein des chemins de fer français (SNCF), à l'origine de l'installation. "Il génère de l'émotion, de l'angoisse chez certains", admet-il, interrogé par l'AFP. Créée en 2011 par l'Américaine Candy Chang pendant le deuil d'un proche, l'oeuvre a été reproduite plus de 2.000 fois dans des dizaines de pays, dont la France. Des tableaux noirs ont ainsi été aperçus à Belfort (est) et La Rochelle (sud-ouest) en mars, sans susciter de controverse. En mai 2014, l'association Prévention routière avait utilisé le concept pour sensibiliser des jeunes conducteurs à Paris. "C'est le but de cette oeuvre, de marquer les gens pour qu'ils s'interrogent sur le sens de la vie et ce qu'ils souhaitent", explique M. Bailly. "On ne monte pas des opérations culturelles dans les gares pour faire de la polémique", assure-t-il, reconnaissant néanmoins s'être "posé la question après l'attentat de Nice (qui a fait 85 morts le 14 juillet dans cette ville du sud-est) et même avant" d'une possible annulation de l'opération. La France a connu depuis début 2015 des attentats jihadistes meurtriers sans précédent, avec encore trois attaques cet été. Et il est désormais habituel de croiser des soldats lourdement armés dans les lieux publics tels que les gares. "On trouve toujours des gens que ça choque, mais c'est un peu le rôle de l'art", a ajouté M. Bailly, soulignant que "les gens sont globalement contents, curieux, regardent et s'expriment". Le projet a valeur de test et pourrait être mis en place dans d'autres gares.