Une nouvelle étude suggère que les policiers venus effectuer une perquisition à l'adresse où se cachait l'adolescente enquêtaient en fait sur des fraudes aux tickets de rationnement et sur des emplois illégaux, a indiqué le musée dans un communiqué.

"La question a toujours été: 'Qui a dénoncé Anne Frank et les autres clandestins? ' mais se concentrer sur une délation limite les perspectives sur l'arrestation", a indiqué le musée, qui se trouve à la même adresse.

Anne Frank et les membres de sa famille étaient entrés en clandestinité en juillet 1942 dans l'appartement secret de l'entreprise familiale, surnommé "l'Annexe", pour échapper aux Nazis. Ils y sont restés deux ans, jusqu'en août 1944, avant d'être découverts et déportés.

Aucune étude n'a jamais pu déterminer avec certitude qui aurait dénoncé la famille Frank et ceux qui se cachaient avec elle dans l'Annexe. C'est là que l'adolescente rédigea son célèbre journal, l'un des ouvrages les plus lus au monde qui s'est depuis vendu à plus de 30 millions d'exemplaires et qui a été traduit en 67 langues.

Des employés d'une autre entreprise, basée dans le même bâtiment, auraient été arrêtés quelques mois plus tôt pour trafic de tickets de rationnement, ce qui aurait mené à une perquisition au cours de laquelle les clandestins auraient été découverts "simplement par hasard".

L'adolescente mourra du typhus début 1945 dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, quelques jours après sa soeur. Son père Otto fut le seul survivant de l'Annexe.