Le site, connu sous le nom de Kemune, a déjà été partiellement découvert en 2010 par une équipe d'archéologues allemands et kurdes. Le niveau d'eau étant encore trop élevé, aucune fouille n'a alors pu avoir lieu. Grâce à la sécheresse qui frappe la région depuis l'année dernière, les ruines du palais vieux de 3400 ans ont pu totalement émerger du barrage de Mossoul. L'archéologue kurde Hasan Ahmed Qasim assure à CNN "qu'il s'agit de l'une des découvertes archéologiques les plus importantes dans la région au cours des dernières années".

Hasan Ahmed Qasim et Ivana Puljiz, archéologue de l'université de Türbingen (Allemagne), mènent ensemble les fouilles du site. Ils espèrent tirer un maximum d'informations avant que l'eau ne recouvre une nouvelle fois les ruines. Selon Puljiz, la raison principale qui a poussé les archéologues à commencer les fouilles est la découverte de murs peints en rouge et bleu. Ces couleurs sont probablement caractéristiques des palais de cette époque, mais ont rarement été conservées, ce qui souligne le caractère extraordinaire de cette découverte.

Pour les chercheurs, il s'agit d'un palais de l'empire Mittani, royaume qui s'étend du nord de la Mésopotamie à la Syrie. Il domine la région entre 1500 et 1350 avant J-C. Selon de précédentes découvertes, il aurait eu des contacts avec les Égyptiens et Babyloniens. L'empire est en déclin dès le 13e siècle av. J.-C. et a probablement été absorbé par les Hittites et les Assyriens, deux civilisations davantage connues aujourd'hui. Les informations dont les archéologues disposaient jusqu'alors sur l'empire Mittani provenaient de Tell Brak en Syrie et des villes de Nuzi (Irak actuel) et Alalakh (Turquie actuelle), toutes deux en périphérie de l'empire.

À l'ouest du palais se trouve une gigantesque terrasse qui devait surplomber la vallée du Tigre à l'époque. De nombreuses pièces ont été découvertes et huit d'entre elles ont été entièrement explorées par les archéologues. Les vestiges peuvent atteindre jusqu'à sept mètres de haut et les murs de certaines pièces sont recouverts de plâtre. Les murs sont construits avec des briques crues qui peuvent atteindre deux mètres d'épaisseur. Le sol est entièrement dallé de grandes briques cuites.

Outre les bâtiments, les archéologues ont découvert dix tablettes d'argile. Utilisant l'ancien système d'écriture cunéiforme, des copies ont été envoyées à l'université de Türbingen pour y être traduites. D'après l'une d'elles, la cité aurait porté le nom de Zakhiku. Pour Ivana Puljiz, ces textes permettent d'obtenir "des informations sur la structure interne de l'empire Mittani, son organisation économique et les relations entre sa capitale et les centres administratifs des régions voisines".

Beaucoup de mystères entourent encore ce palais. L'équipe archéologique doit recueillir un maximum d'indices avant la saison des pluies qui recouvriront une nouvelle fois le site, d'autant plus qu'il est pratiquement impossible de prévoir quand il émergera à nouveau.

Loreline Dubuisson

Le site, connu sous le nom de Kemune, a déjà été partiellement découvert en 2010 par une équipe d'archéologues allemands et kurdes. Le niveau d'eau étant encore trop élevé, aucune fouille n'a alors pu avoir lieu. Grâce à la sécheresse qui frappe la région depuis l'année dernière, les ruines du palais vieux de 3400 ans ont pu totalement émerger du barrage de Mossoul. L'archéologue kurde Hasan Ahmed Qasim assure à CNN "qu'il s'agit de l'une des découvertes archéologiques les plus importantes dans la région au cours des dernières années".Hasan Ahmed Qasim et Ivana Puljiz, archéologue de l'université de Türbingen (Allemagne), mènent ensemble les fouilles du site. Ils espèrent tirer un maximum d'informations avant que l'eau ne recouvre une nouvelle fois les ruines. Selon Puljiz, la raison principale qui a poussé les archéologues à commencer les fouilles est la découverte de murs peints en rouge et bleu. Ces couleurs sont probablement caractéristiques des palais de cette époque, mais ont rarement été conservées, ce qui souligne le caractère extraordinaire de cette découverte.Pour les chercheurs, il s'agit d'un palais de l'empire Mittani, royaume qui s'étend du nord de la Mésopotamie à la Syrie. Il domine la région entre 1500 et 1350 avant J-C. Selon de précédentes découvertes, il aurait eu des contacts avec les Égyptiens et Babyloniens. L'empire est en déclin dès le 13e siècle av. J.-C. et a probablement été absorbé par les Hittites et les Assyriens, deux civilisations davantage connues aujourd'hui. Les informations dont les archéologues disposaient jusqu'alors sur l'empire Mittani provenaient de Tell Brak en Syrie et des villes de Nuzi (Irak actuel) et Alalakh (Turquie actuelle), toutes deux en périphérie de l'empire.À l'ouest du palais se trouve une gigantesque terrasse qui devait surplomber la vallée du Tigre à l'époque. De nombreuses pièces ont été découvertes et huit d'entre elles ont été entièrement explorées par les archéologues. Les vestiges peuvent atteindre jusqu'à sept mètres de haut et les murs de certaines pièces sont recouverts de plâtre. Les murs sont construits avec des briques crues qui peuvent atteindre deux mètres d'épaisseur. Le sol est entièrement dallé de grandes briques cuites.Outre les bâtiments, les archéologues ont découvert dix tablettes d'argile. Utilisant l'ancien système d'écriture cunéiforme, des copies ont été envoyées à l'université de Türbingen pour y être traduites. D'après l'une d'elles, la cité aurait porté le nom de Zakhiku. Pour Ivana Puljiz, ces textes permettent d'obtenir "des informations sur la structure interne de l'empire Mittani, son organisation économique et les relations entre sa capitale et les centres administratifs des régions voisines".Beaucoup de mystères entourent encore ce palais. L'équipe archéologique doit recueillir un maximum d'indices avant la saison des pluies qui recouvriront une nouvelle fois le site, d'autant plus qu'il est pratiquement impossible de prévoir quand il émergera à nouveau.Loreline Dubuisson