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Enterrer la hache de guerre avec le passé : tel est l'objectif poursuivi par cette résolution. Le passé le plus trouble. Celui qui démange la Flandre depuis un demi-siècle. Qui forge les clichés, forme les consciences et déforme les souvenirs. Qui pourrit le dialogue entre le nord et le sud. Car oui, le nationalisme flamand a largement flirté avec le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais non, toute la Flandre ne fut pas collabo. Et oui, l'épuration connut aussi ses excès. Voilà pourquoi, en ce 20 mars 2002, le parlement flamand vote un décret relatif aux "recommandations sur l'approche du passé de guerre de la Flandre".

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Bruxelles brûle-t-elle ? On peut en avoir l'impression. En ce 24 juin 1947, de lourds nuages noirs s'amoncellent au-dessus de la capitale. Partout, des sirènes hurlent. Le centre-ville est touché. Bouché. C'est à la rue de Louvain que le drame se joue : le ministère de l'Instruction publique est en train de brûler ! Déjà, passants et pompiers savent que l'événement laissera des traces. Et qu'immanquablement, deux questions finiront par se poser : combien de victimes ? Et, surtout, à qui la faute ?

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Comme à chaque fois, ils sont entrés dans le bureau de vote. Après avoir présenté leur carte d'identité, ils ont reçu leur bulletin. Dans l'isoloir, ils l'ont soigneusement complété. Ils ont ensuite déposé le document dans l'urne, avant de s'en aller. Comme à chaque fois. Sauf que ce vote est... historique ! C'est la première fois, en Belgique, que des citoyens peuvent élire directement les membres d'une entité fédérée. En ce 10 mars 1974, les germanophones montrent la voie.

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Les deux hommes se serrent la main, tout sourire. Sous les crépitements des projecteurs, ils viennent de signer un document historique. A gauche, Si Bekkaï, plénipotentiaire marocain. A droite, Christian Pineau, le chef de la diplomatie française. Sous les ors du Quai d'Orsay, à Paris, le Maroc vient d'acquérir son indépendance. Nous sommes le 2 mars 1956, la date est historique. Et pourtant, de nos jours, c'est chaque 18 novembre que l'indépendance marocaine est célébrée. Bizarre, non ?

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LienFélix Faure est donc mort./Lien Un grand homme d'Etat ? Pas vraiment ! Faure n'était pas un fin politique. Ni un brillant stratège. Et encore moins un homme de dossiers. Sa présidence fut plutôt maigre : si ce n'est, peut-être, en rapprochant son pays de la Russie, il n'influença pas fortement la politique de son époque. En revanche, l'homme savait soigner les apparences. Profondément mondain, réputé pour son amour du faste, le "président-soleil" avait le chic pour la mise en scène. L'une de ses activités préférées ? L'organisation de parades militaires. Et si ce goût avait un coût, il n'était pas sans bénéfices : Faure fut populaire.

Le pouvoir, c'est dingue. Francis Balace, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'ULiège, revient sur des siècles perturbés entre vrais dérangements, médisances et folles rumeurs.

Ce sont de drôles de zigues, ces pharaons. Ils se marient entre frères et soeurs ou entre pères et filles, s'autoproclament dieux, réduisent des dizaines de gens en esclavage pour construire des pyramides gigantesques qui leur assureront le même luxe après la mort que de leur vivant... Il faut être dérangé, non ? " Pas nécessairement, explique Marleen Reynders, égyptologue. Nous ne devons pas regarder avec des yeux d'aujourd'hui ce qui s'est passé il y a plusieurs milliers d'années. Le comportement des pharaons doit être resitué dans son contexte. Ils faisaient ce que l'on attendait d'eux pour assurer la prospérité de leur royaume. "

Hédonisme, pouvoir, trahison, persécution, meurtre, la Rome antique en souffre tout le temps et partout, de l'arène au champ de bataille en passant par la chambre à coucher de l'empereur. N'est-il pas inéluctable que ses dirigeants, même bien intentionnés, deviennent dans ces circonstances des maniaques sanguinaires ? Autre hypothèse, c'est le regard de notre époque, la dilution au fil de l'histoire, qui, à nos yeux, font d'eux des fous.

Akhenaton a été ignoré et oublié pendant trois siècles avant d'être reconnu comme un réformateur révolutionnaire. À moins que sa croisade solitaire contre l'ordre établi ne soit en soi un symptôme de folie?

Un roi qui dirige un empire mondial, conquiert des territoires, met en oeuvre des travaux grandioses et... se prend pour une vache et se met à paître? On n'y croit pas tellement cela parait fou. Pourtant, cette histoire est racontée dans la Bible. Le nom du roi? Nabuchodonosor.