L'histoire retiendra que le 8 mai 2020, l'Europe était à nouveau en guerre. Que la bataille y faisait rage, au coeur d'une lutte planétaire contre un coronavirus dévastateur, sans encore de certitude quant à l'issue de l'affrontement. L'histoire retiendra que l'humeur n'était guère à se souvenir, pour s'en féliciter, de la fin d'un monstrueux conflit, il y a 75 ans.

Décor sans faste pour une victoire sans joie. Ce soir-là, des hauts gradés britanniques, américains, soviétiques, français et allemands se retrouvent dans une petite villa située en banlieue berlinoise. Un peu comme au cinéma, chacun joue son rôle. A la perfection. Pourtant, personne n'est dupe. Le scénario, assurément, est étrange.

Dans les Balkans, la crise mondiale du coronavirus réveille le souvenir d'une autre maladie ultra contagieuse: il y a près de 50 ans, la Yougoslavie communiste avait étouffé dans l'oeuf la dernière grande épidémie de variole d'Europe.

Article du magazine

La gare des Guillemins a été repeinte aux couleurs nationales. Partout dans Liège, ce ne sont que drapeaux, journalistes, personnalités importantes et visiteurs impatients. Pour la plupart, les palais et pavillons ne sont pas encore achevés - ils le seront dans quinze jours, pour la visite royale.

Entre 70 et 85 millions de morts, dont 50 à 55 millions de civils, tel est l'effroyable bilan de la Seconde Guerre mondiale. Le feu est venu de la terre et surtout du ciel. Ce conflit, le plus meurtrier de toute l'histoire de l'humanité, a vu les civils pris délibérément pour cibles, afin de casser l'adversaire.

Le développement de l'arme atomique et son utilisation ont sonné la fin de la Seconde Guerre mondiale. Même les généraux japonais, avec leur propension au "hara-kiri" rituel, n'ont pas résisté face à cette menace.