"Nous sommes là pour défendre nos principes sacrés de fonctionnement. Le monde judiciaire ne se plaint pas. Il veut revendiquer aujourd'hui au monde politique son statut de troisième pouvoir et les tâches sacrées qu'il sert", a indiqué Manuella Cadelli, présidente des tribunaux civil et correctionnel de Namur, à l'assemblée. Ce projet de loi a pour ambition de moderniser la justice, en installant des chefs de corps qui "disposent d'un pouvoir absolu sur les magistrats en tous points de leur vie professionnelle". "On ne peut pas moderniser la justice comme un aérodrome ou un ministère. On ne peut pas déplacer les juges sans leur consentement, sans recours, avec une motivation de pacotille. Des juges inquiets, craintifs et dociles, est-ce cela que le politique veut derrière une logique de rationalisation?", a poursuivi Manuella Cadelli. Les magistrats craignent que cette réforme fragilise le justiciable qui deviendrait incertain de l'indépendance du juge. L'Association Syndicale des Magistrats propose de créer un pool de magistrats sur base volontaire. Absent, Paul Mention, le président du tribunal de Namur, soutient cette démarche. (Belga)

"Nous sommes là pour défendre nos principes sacrés de fonctionnement. Le monde judiciaire ne se plaint pas. Il veut revendiquer aujourd'hui au monde politique son statut de troisième pouvoir et les tâches sacrées qu'il sert", a indiqué Manuella Cadelli, présidente des tribunaux civil et correctionnel de Namur, à l'assemblée. Ce projet de loi a pour ambition de moderniser la justice, en installant des chefs de corps qui "disposent d'un pouvoir absolu sur les magistrats en tous points de leur vie professionnelle". "On ne peut pas moderniser la justice comme un aérodrome ou un ministère. On ne peut pas déplacer les juges sans leur consentement, sans recours, avec une motivation de pacotille. Des juges inquiets, craintifs et dociles, est-ce cela que le politique veut derrière une logique de rationalisation?", a poursuivi Manuella Cadelli. Les magistrats craignent que cette réforme fragilise le justiciable qui deviendrait incertain de l'indépendance du juge. L'Association Syndicale des Magistrats propose de créer un pool de magistrats sur base volontaire. Absent, Paul Mention, le président du tribunal de Namur, soutient cette démarche. (Belga)