La différence d'accès au vaccin entre les régions est-elle la raison de la fraude à Bruxelles?

Contrairement aux autres Régions, Bruxelles a ouvert la vaccination aux personnes de 46 ans. L'inscription est possible sur liste d'attente dès 41 ans. En Flandre, il faut avoir au moins 60 ans, la tranche d'âge autorisée à se faire vacciner est donc beaucoup plus âgée. Par contre, la Wallonie a abaissé l'âge minimum, dans certaines provinces il est même inférieur à celui de Bruxelles avec des personnes de moins de 45 ans déjà invitées. Cela devrait réduire le nombre de Wallons qui seraient tentés de venir se faire vacciner à Bruxelles.

Combien de personnes ont fraudé pour se faire vacciner à Bruxelles ?

Nous avons des chiffres, mais cela est très compliqué à estimer. Parmi ces personnes, il y en a qui habitent en Flandre ou en Wallonie, mais qui travaillent à Bruxelles dans des structures de soins de santé ou au sein de la police. Elles sont donc légalement invitées à se faire vacciner chez nous. Ce qui nous a alarmés, c'est que ces dernières semaines, beaucoup de Wallons et de Flamands se sont fait vacciner dans les centres bruxellois alors que le nombre d'invités flamands et wallons a diminué. Au niveau des chiffres, il est difficile de faire la distinction entre les deux cas de figure.

La faille vient-elle du changement de plateforme d'inscription ?

Mi-avril, nous avons changé de plateforme, en passant de Doclr à Bruvax. Nous voulions un système simple. Doclr faisait un contrôle sur la tranche d'âge et le lieu de domiciliation. Sur Bruvax, seuls le numéro de registre national et le code postal sont demandés. Suite à cette détection de fraude, nous allons intégrer à la plateforme Bruvax la liste des personnes wallonnes et flamandes autorisées à se faire vacciner à Bruxelles. Cela se fera à partir du numéro de registre national.

Les fraudeurs auront-ils accès à leur deuxième dose à Bruxelles ?

Oui bien sûr. On est pour la vaccination donc on ne va pas commencer à complexifier les choses en leur mettant des bâtons dans les roues. Il n'y aura pas non plus de poursuite judiciaire. Par contre, si l'on remarque qu'il y a encore de nouvelles personnes qui fraudent pour se faire vacciner à Bruxelles, nous envisagerons peut-être des poursuites. Normalement, grâce au nouveau système de contrôle, lorsque ces personnes s'enregistreront pour se faire vacciner, Bruvax détectera qu'ils ne sont pas affiliés au bon centre, et les renverra vers un des centres de leurs Régions. Mais bon, on est là pour vacciner, pas pour contrôler !

Ont-ils pris la place de certains Bruxellois qui veulent se faire vacciner ?

Nous sommes encore en discussion sur ce sujet. Le nombre de fraudeurs est très limité, mais ces doses auraient pu être mobilisées pour le personnel bruxellois des hôpitaux, la police, etc. Nous sommes en train de réfléchir à la manière de récupérer ces doses.

Anaelle Lucina.

La différence d'accès au vaccin entre les régions est-elle la raison de la fraude à Bruxelles?Contrairement aux autres Régions, Bruxelles a ouvert la vaccination aux personnes de 46 ans. L'inscription est possible sur liste d'attente dès 41 ans. En Flandre, il faut avoir au moins 60 ans, la tranche d'âge autorisée à se faire vacciner est donc beaucoup plus âgée. Par contre, la Wallonie a abaissé l'âge minimum, dans certaines provinces il est même inférieur à celui de Bruxelles avec des personnes de moins de 45 ans déjà invitées. Cela devrait réduire le nombre de Wallons qui seraient tentés de venir se faire vacciner à Bruxelles.Combien de personnes ont fraudé pour se faire vacciner à Bruxelles ? Nous avons des chiffres, mais cela est très compliqué à estimer. Parmi ces personnes, il y en a qui habitent en Flandre ou en Wallonie, mais qui travaillent à Bruxelles dans des structures de soins de santé ou au sein de la police. Elles sont donc légalement invitées à se faire vacciner chez nous. Ce qui nous a alarmés, c'est que ces dernières semaines, beaucoup de Wallons et de Flamands se sont fait vacciner dans les centres bruxellois alors que le nombre d'invités flamands et wallons a diminué. Au niveau des chiffres, il est difficile de faire la distinction entre les deux cas de figure. La faille vient-elle du changement de plateforme d'inscription ?Mi-avril, nous avons changé de plateforme, en passant de Doclr à Bruvax. Nous voulions un système simple. Doclr faisait un contrôle sur la tranche d'âge et le lieu de domiciliation. Sur Bruvax, seuls le numéro de registre national et le code postal sont demandés. Suite à cette détection de fraude, nous allons intégrer à la plateforme Bruvax la liste des personnes wallonnes et flamandes autorisées à se faire vacciner à Bruxelles. Cela se fera à partir du numéro de registre national. Les fraudeurs auront-ils accès à leur deuxième dose à Bruxelles ?Oui bien sûr. On est pour la vaccination donc on ne va pas commencer à complexifier les choses en leur mettant des bâtons dans les roues. Il n'y aura pas non plus de poursuite judiciaire. Par contre, si l'on remarque qu'il y a encore de nouvelles personnes qui fraudent pour se faire vacciner à Bruxelles, nous envisagerons peut-être des poursuites. Normalement, grâce au nouveau système de contrôle, lorsque ces personnes s'enregistreront pour se faire vacciner, Bruvax détectera qu'ils ne sont pas affiliés au bon centre, et les renverra vers un des centres de leurs Régions. Mais bon, on est là pour vacciner, pas pour contrôler !Ont-ils pris la place de certains Bruxellois qui veulent se faire vacciner ? Nous sommes encore en discussion sur ce sujet. Le nombre de fraudeurs est très limité, mais ces doses auraient pu être mobilisées pour le personnel bruxellois des hôpitaux, la police, etc. Nous sommes en train de réfléchir à la manière de récupérer ces doses. Anaelle Lucina.