"Ce n'est pas une crise mondiale, c'est une crise européenne", indique un membre du cabinet de M. Tajani, qui pointe la chute du pouvoir d'achat des Européens en raison de la crise, mais aussi la fiscalité lourde pesant sur la voiture et le carburant. La Commission n'en est pas moins déterminée à protéger un secteur, en lequel elle voit "un composant essentiel et stratégique de la base industrielle européenne". Face à l'opposition de l'industrie elle-même et face aux intérêts différents des Etats membres, la Commission a renoncé à promouvoir une harmonisation des règles de restructuration qui aurait limité la logique nationale actuellement dominante. Mais elle présentera le 8 novembre un plan censé contribuer à sortir du marasme. Il s'agira notamment d'orienter des financements, via le budget européen et via la Banque européenne d'investissement, vers l'automobile. La Commission veut aussi chercher de meilleurs débouchés à l'exportation et trouver des façons de relancer la demande intérieure. Des instruments européens peuvent par ailleurs être sollicités pour atténuer quelque peu la débâcle sociale à Genk. Le Fonds d'ajustement à la mondialisation, en particulier, pourrait servir à financer la formation et le replacement des travailleurs. (OLIVIER HOSLET)

"Ce n'est pas une crise mondiale, c'est une crise européenne", indique un membre du cabinet de M. Tajani, qui pointe la chute du pouvoir d'achat des Européens en raison de la crise, mais aussi la fiscalité lourde pesant sur la voiture et le carburant. La Commission n'en est pas moins déterminée à protéger un secteur, en lequel elle voit "un composant essentiel et stratégique de la base industrielle européenne". Face à l'opposition de l'industrie elle-même et face aux intérêts différents des Etats membres, la Commission a renoncé à promouvoir une harmonisation des règles de restructuration qui aurait limité la logique nationale actuellement dominante. Mais elle présentera le 8 novembre un plan censé contribuer à sortir du marasme. Il s'agira notamment d'orienter des financements, via le budget européen et via la Banque européenne d'investissement, vers l'automobile. La Commission veut aussi chercher de meilleurs débouchés à l'exportation et trouver des façons de relancer la demande intérieure. Des instruments européens peuvent par ailleurs être sollicités pour atténuer quelque peu la débâcle sociale à Genk. Le Fonds d'ajustement à la mondialisation, en particulier, pourrait servir à financer la formation et le replacement des travailleurs. (OLIVIER HOSLET)