Environ 20.000 manifestants étaient rassemblés en 350 endroits, a annoncé sur BFMTV Frédéric de Lanouvelle, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, contre 290.000 sur plus de 2.000 sites recensés samedi. Au cours du week-end, endeuillé par la mort d'une femme "gilet jaune" percutée par une automobiliste, 183 personnes ont été placées en garde à vue, 511 ont été blessées dont 17 grièvement.

Alors que de nombreux points de rassemblements, péages, stations-services, entrées des autoroutes ou centres commerciaux, avaient été évacués dans la matinée par les forces de l'ordre, certains "gilets jaunes" réinvestissaient les lieux lundi après-midi. Plusieurs organisations patronales ont mis en garde les "gilets jaunes" contre "un blocage de l'économie", estimant que "l'exaspération" des manifestants ne devait pas conduire à "pénaliser" les entreprises.

Droite et gauche ont critiqué de leur côté un exécutif inflexible après les propos du Premier ministre Edouard Philippe la veille assurant qu'il tiendrait "le cap", tout en affirmant avoir entendu la "colère" et la "souffrance" des manifestants.

Opérations-escargot

A l'initiative de ce mouvement protéiforme et sans leader identifié, des membres de la société civile qui ont appelé sur les réseaux sociaux à des actions contre la hausse du prix des carburants. Les motifs de griefs se sont ensuite élargis à une dénonciation plus globale de la politique du gouvernement en matière de taxation et de la baisse du pouvoir d'achat.

Les actions se sont poursuivies un peu partout en France, avec des opérations-escargot notamment en Seine-Maritime et dans la Sarthe, ou des barrages filtrants vers Bourges, Vierzon, Romorantin, Laval ou Gaillac (Tarn). De longues files d'attente de poids lourds se formaient aux abords des péages ou des bretelles d'entrée ou de sortie d'autoroute. Sur l'île de La Réunion, l'ambiance était particulièrement tendue avec 31 barrages, après une nuit marquée par des violences urbaines. Dix-neuf personnes ont été interpellées, selon la préfecture, qui a demandé des renforts à Paris.

Environ 20.000 manifestants étaient rassemblés en 350 endroits, a annoncé sur BFMTV Frédéric de Lanouvelle, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, contre 290.000 sur plus de 2.000 sites recensés samedi. Au cours du week-end, endeuillé par la mort d'une femme "gilet jaune" percutée par une automobiliste, 183 personnes ont été placées en garde à vue, 511 ont été blessées dont 17 grièvement. Alors que de nombreux points de rassemblements, péages, stations-services, entrées des autoroutes ou centres commerciaux, avaient été évacués dans la matinée par les forces de l'ordre, certains "gilets jaunes" réinvestissaient les lieux lundi après-midi. Plusieurs organisations patronales ont mis en garde les "gilets jaunes" contre "un blocage de l'économie", estimant que "l'exaspération" des manifestants ne devait pas conduire à "pénaliser" les entreprises. Droite et gauche ont critiqué de leur côté un exécutif inflexible après les propos du Premier ministre Edouard Philippe la veille assurant qu'il tiendrait "le cap", tout en affirmant avoir entendu la "colère" et la "souffrance" des manifestants. A l'initiative de ce mouvement protéiforme et sans leader identifié, des membres de la société civile qui ont appelé sur les réseaux sociaux à des actions contre la hausse du prix des carburants. Les motifs de griefs se sont ensuite élargis à une dénonciation plus globale de la politique du gouvernement en matière de taxation et de la baisse du pouvoir d'achat. Les actions se sont poursuivies un peu partout en France, avec des opérations-escargot notamment en Seine-Maritime et dans la Sarthe, ou des barrages filtrants vers Bourges, Vierzon, Romorantin, Laval ou Gaillac (Tarn). De longues files d'attente de poids lourds se formaient aux abords des péages ou des bretelles d'entrée ou de sortie d'autoroute. Sur l'île de La Réunion, l'ambiance était particulièrement tendue avec 31 barrages, après une nuit marquée par des violences urbaines. Dix-neuf personnes ont été interpellées, selon la préfecture, qui a demandé des renforts à Paris.