"Quand j'ai vu ces images hier soir, j'ai été, comme beaucoup de Français, d'abord choqué. Les images sont choquantes, on peut être indigné quand on voit ces images", a réagi le député LREM sur franceinfo.

"Il faudra savoir si effectivement il était nécessaire d'avoir recours à ce type d'interpellations et de dispositif", a ajouté M. Saint-Martin, précisant que "si effectivement il y a eu faute, nous serons les premiers à les condamner, il n'y a aucune difficulté là-dessus".

"Sur les 122 interpellations à midi, il y en avait une quarantaine qui étaient arrivés cagoulés, équipés pour détruire et pour incendier un bâtiment", a fait valoir le député en dénonçant une "vraie volonté de violence dans un contexte particulièrement tendu".

"Je fais confiance aux forces de l'ordre sans être naïf, on a les yeux ouverts sur les procédures. Pour ça, il y a l'IGPN, il y a le ministère de l'Intérieur, il y a le Défenseur des droits, nous sommes dans un État de droit", a ajouté M. Saint-Martin.

Un total de 146 personnes a été interpellé jeudi devant le lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie après des incidents près du lycée où deux voitures avaient été incendiées et où des heurts avaient éclaté avec la police.

Les mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, des dizaines de lycéens ont été rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative par quelque 70 policiers mobilisés pour cette opération, a constaté une journaliste de l'AFP.

AFP