"Nous ne sommes pas stupides. Nous n'allons pas tuer nos entreprises en disant, OK, vous pouvez faire entrer vos biens dans notre marché sans payer de tarifs douaniers et vous n'avez pas besoin de respecter nos standards", a déclaré l'eurodéputé libéral devant une commission parlementaire.

L'ex-Premier ministre belge a estimé que les changements que le gouvernement de Boris Johnson souhaite apporter à la déclaration politique accompagnant l'accord de retrait posent problème. "Ce que nous avons vu dans nos dernières réunions avec nos interlocuteurs britanniques, c'est un mouvement opposé, dans une direction opposée" à celle de l'UE, a-t-il dit. "Plus le Royaume-Uni cherche la divergence (avec les normes européennes) dans la future relation commerciale, moins il y aura d'accès au marché unique, naturellement", a ajouté M. Verhofstadt.

Londres et Bruxelles n'arrivent pas à sortir de l'impasse dans les discussions sur le Brexit, alors que le Royaume-Uni est supposé quitter l'UE le 31 octobre. Boris Johnson souhaite un accord au sommet européen des 17-18 octobre, mais se dit aussi déterminé à ce que son pays quitte l'Union européenne à la date prévue. Il refuse de demander aux 27 un nouveau report. Le Premier ministre britannique exige un nouvel accord sans "backstop" (ou filet de sécurité), cette "police d'assurance" qui doit empêcher le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du nord afin de préserver la paix mais aussi le marché unique européen.