L'affaire Benalla, une cascade de révélations mettant en lumière les agissements de cet homme au coeur du dispositif de sécurité du président français, a secoué la première partie du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Costume sombre et cravate à pois, masque chirurgical et lunettes rondes, l'ex-proche collaborateur d'Emmanuel Macron, aujourd'hui âgé de 30 ans et reconverti dans le privé, est arrivé au tribunal peu avant 11H00 GMT, passant devant un mur de caméras sans faire de déclaration. Il doit s'expliquer sur un premier volet d'agissements qui lui sont reprochés: son action violente contre des manifestants alors qu'il ne faisait pas partie des forces de l'ordre et l'utilisation de passeports diplomatiques et de service.

Le 1er mai 2018, présent dans le dispositif des forces de sécurité comme observateur, coiffé d'un casque des forces de l'ordre, cet inconnu du grand public était filmé en train de molester des personnes en marge d'une manifestation émaillée de violences en plein coeur de Paris. Le journal Le Monde révélait l'affaire au coeur de l'été 2018, précisant qu'il n'avait été sanctionné que d'une suspension de 15 jours et qu'il possédait toujours un bureau à l'Elysée.

- Une "affaire d'Etat" -

Très vite, l'opposition dénonçait avec virulence une "affaire d'État", le Parlement était paralysé et une enquête judiciaire ouverte. Les mois suivants avaient été rythmés par une cascade de révélations et par les auditions, jusqu'au sommet de l'État, des commissions d'enquêtes parlementaires.

Visé depuis par six enquêtes judiciaires, dont une classée sans suite, M. Benalla a été renvoyé devant la justice notamment pour des violences en réunion et pour avoir usurpé la fonction de policier. Avec son coprévenu et ami Vincent Crase, ancien gendarme de 48 ans, ils doivent notamment s'expliquer sur leurs agissements, filmés, le jour de la Fête du travail 2018 contre un couple place de la Contrescarpe, en plein Paris, mais aussi sur des soupçons de violences au Jardin des plantes, deux heures plus tôt, concernant trois manifestants.

Après un résumé des investigations, le tribunal s'est penché sur le parcours de l'ex-adjoint au chef de cabinet de la présidence, depuis le baccalauréat jusqu'à l'Elysée, en passant par ses études de droit, le service d'ordre du Parti socialiste et la campagne du candidat Emmanuel Macron. Juste avant son vingt-cinquième anniversaire, en août 2016, l'association En Marche (première dénomination du futur parti présidentiel La République En Marche) l'embauche pour "régler les problèmes", ou plus officiellement comme "directeur de la sûreté et de la sécurité", raconte à la barre l'ex-proche collaborateur d'Emmanuel Macron.

Durant les premières heures du procès, le principal prévenu a répondu posément. Il comparait aux côtés de l'ex-employé d'En Marche Vincent Crase et de deux policiers jugés pour avoir transmis, juste après l'explosion de l'affaire, des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla.

Au cours des trois semaines d'audience, il devra aussi répondre de l'utilisation de deux passeports diplomatiques après son limogeage de l'Elysée. Il est aussi soupçonné d'avoir obtenu un passeport de service en produisant un faux, ce qu'il conteste. Il est enfin poursuivi pour port d'arme non autorisé, en avril 2017 à Poitiers, pendant la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. Il encourt jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende.

Le couple molesté place de la Contrescarpe a été condamné en 2019 à une amende de 500 euros pour avoir lancé des projectiles sur les forces de l'ordre - un "acte irréfléchi", ont-ils regretté à leur procès.

L'affaire Benalla, une cascade de révélations mettant en lumière les agissements de cet homme au coeur du dispositif de sécurité du président français, a secoué la première partie du quinquennat d'Emmanuel Macron.Costume sombre et cravate à pois, masque chirurgical et lunettes rondes, l'ex-proche collaborateur d'Emmanuel Macron, aujourd'hui âgé de 30 ans et reconverti dans le privé, est arrivé au tribunal peu avant 11H00 GMT, passant devant un mur de caméras sans faire de déclaration. Il doit s'expliquer sur un premier volet d'agissements qui lui sont reprochés: son action violente contre des manifestants alors qu'il ne faisait pas partie des forces de l'ordre et l'utilisation de passeports diplomatiques et de service.Le 1er mai 2018, présent dans le dispositif des forces de sécurité comme observateur, coiffé d'un casque des forces de l'ordre, cet inconnu du grand public était filmé en train de molester des personnes en marge d'une manifestation émaillée de violences en plein coeur de Paris. Le journal Le Monde révélait l'affaire au coeur de l'été 2018, précisant qu'il n'avait été sanctionné que d'une suspension de 15 jours et qu'il possédait toujours un bureau à l'Elysée.- Une "affaire d'Etat" -Très vite, l'opposition dénonçait avec virulence une "affaire d'État", le Parlement était paralysé et une enquête judiciaire ouverte. Les mois suivants avaient été rythmés par une cascade de révélations et par les auditions, jusqu'au sommet de l'État, des commissions d'enquêtes parlementaires.Visé depuis par six enquêtes judiciaires, dont une classée sans suite, M. Benalla a été renvoyé devant la justice notamment pour des violences en réunion et pour avoir usurpé la fonction de policier. Avec son coprévenu et ami Vincent Crase, ancien gendarme de 48 ans, ils doivent notamment s'expliquer sur leurs agissements, filmés, le jour de la Fête du travail 2018 contre un couple place de la Contrescarpe, en plein Paris, mais aussi sur des soupçons de violences au Jardin des plantes, deux heures plus tôt, concernant trois manifestants.Après un résumé des investigations, le tribunal s'est penché sur le parcours de l'ex-adjoint au chef de cabinet de la présidence, depuis le baccalauréat jusqu'à l'Elysée, en passant par ses études de droit, le service d'ordre du Parti socialiste et la campagne du candidat Emmanuel Macron. Juste avant son vingt-cinquième anniversaire, en août 2016, l'association En Marche (première dénomination du futur parti présidentiel La République En Marche) l'embauche pour "régler les problèmes", ou plus officiellement comme "directeur de la sûreté et de la sécurité", raconte à la barre l'ex-proche collaborateur d'Emmanuel Macron.Durant les premières heures du procès, le principal prévenu a répondu posément. Il comparait aux côtés de l'ex-employé d'En Marche Vincent Crase et de deux policiers jugés pour avoir transmis, juste après l'explosion de l'affaire, des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla.Au cours des trois semaines d'audience, il devra aussi répondre de l'utilisation de deux passeports diplomatiques après son limogeage de l'Elysée. Il est aussi soupçonné d'avoir obtenu un passeport de service en produisant un faux, ce qu'il conteste. Il est enfin poursuivi pour port d'arme non autorisé, en avril 2017 à Poitiers, pendant la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. Il encourt jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende.Le couple molesté place de la Contrescarpe a été condamné en 2019 à une amende de 500 euros pour avoir lancé des projectiles sur les forces de l'ordre - un "acte irréfléchi", ont-ils regretté à leur procès.