"Le Royaume-Uni doit accepter les lignes rouges de l'UE", a résumé le chancelier autrichien Sebastian Kurz, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union.

Les Vingt-sept ont adopté jeudi soir des conclusions sur le Brexit visant à rassurer les parlementaires britanniques à propos du filet de sécurité ("backstop") prévu sur la frontière irlandaise, cherchant ainsi à aider Theresa May, mais sans lui faire de concession d'envergure.

Ce backstop est une garantie qui serait mise en oeuvre en dernier recours pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et l'Irlande, en cas d'échec des négociations sur la relation commerciale future entre l'UE et le Royaume-Uni, qui devront aboutir avant le 31 décembre 2020.

Un backstop temporaire

Pour aider Mme May, les Vingt-sept ont répété que le backstop ne s'appliquerait que de manière temporaire s'il devait être enclenché, tout en veillant à ne pas fixer de date d'expiration précise.

Ces clarifications apportées par les Européens risquent toutefois de ne pas suffire à la dirigeante britannique dans sa tentative de convaincre la Chambre des Communes de soutenir l'accord sur le Brexit.

Quoi qu'il en soit, les Vingt-sept ne semblent pas disposés à aller plus loin. "Nous avons décidé deux choses hier soir: que nous ne sommes pas prêts à rouvrir les négociations et qu'un backstop ne serait en aucun cas une solution permanente", a souligné M. Kurz.

Le chancelier autrichien a ajouté espérer que le parlement britannique pourrait tout de même approuver l'accord et éviter de la sorte un Brexit dommageable pour les deux parties.

Charles Michel moins optimiste

Les conclusions adoptées par le Conseil constituent un "signal solide pour Mme May et la Chambre des Communes", a jugé de son côté le Premier ministre croate Andrej Plenkovic, selon lequel la balle est désormais dans le camp britannique.

Le président roumain Klaus Iohannis s'est lui voulu positif en affirmant qu'il ne s'attendait pas à un nouveau sommet européen en janvier prochain, mais bien à ce qu'un vote positif intervienne au Parlement britannique.

Le Premier ministre belge Charles Michel se montrait pour sa part moins optimiste quant à la perspective qu'un accord soit approuvé à Londres. "Très objectivement, les signaux que nous avons entendus hier ne sont pas spécialement rassurants sur la capacité en Grande-Bretagne de pouvoir honorer l'engagement qui a été conclu", a-t-il affirmé, avant de préciser qu'il comptait intensifier les préparatifs en Belgique pour faire face à un Brexit sans accord ('no deal').

Selon une source européenne, l'ambiance lors de la discussion sur le Brexit était "très mauvaise". "Theresa May a été incapable de formuler ce qu'elle voulait" et a été régulièrement interrompue par la chancelière allemande Angela Merkel, qui lui demandait ce qu'elle attendait exactement, a expliqué cette source.

Après avoir abordé le Brexit et les relations extérieures jeudi, les dirigeants européens doivent se pencher vendredi sur la réforme de la zone euro et la thématique des migrations.

"Le Royaume-Uni doit accepter les lignes rouges de l'UE", a résumé le chancelier autrichien Sebastian Kurz, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union. Les Vingt-sept ont adopté jeudi soir des conclusions sur le Brexit visant à rassurer les parlementaires britanniques à propos du filet de sécurité ("backstop") prévu sur la frontière irlandaise, cherchant ainsi à aider Theresa May, mais sans lui faire de concession d'envergure. Ce backstop est une garantie qui serait mise en oeuvre en dernier recours pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et l'Irlande, en cas d'échec des négociations sur la relation commerciale future entre l'UE et le Royaume-Uni, qui devront aboutir avant le 31 décembre 2020. Pour aider Mme May, les Vingt-sept ont répété que le backstop ne s'appliquerait que de manière temporaire s'il devait être enclenché, tout en veillant à ne pas fixer de date d'expiration précise. Ces clarifications apportées par les Européens risquent toutefois de ne pas suffire à la dirigeante britannique dans sa tentative de convaincre la Chambre des Communes de soutenir l'accord sur le Brexit. Quoi qu'il en soit, les Vingt-sept ne semblent pas disposés à aller plus loin. "Nous avons décidé deux choses hier soir: que nous ne sommes pas prêts à rouvrir les négociations et qu'un backstop ne serait en aucun cas une solution permanente", a souligné M. Kurz. Le chancelier autrichien a ajouté espérer que le parlement britannique pourrait tout de même approuver l'accord et éviter de la sorte un Brexit dommageable pour les deux parties. Les conclusions adoptées par le Conseil constituent un "signal solide pour Mme May et la Chambre des Communes", a jugé de son côté le Premier ministre croate Andrej Plenkovic, selon lequel la balle est désormais dans le camp britannique. Le président roumain Klaus Iohannis s'est lui voulu positif en affirmant qu'il ne s'attendait pas à un nouveau sommet européen en janvier prochain, mais bien à ce qu'un vote positif intervienne au Parlement britannique. Le Premier ministre belge Charles Michel se montrait pour sa part moins optimiste quant à la perspective qu'un accord soit approuvé à Londres. "Très objectivement, les signaux que nous avons entendus hier ne sont pas spécialement rassurants sur la capacité en Grande-Bretagne de pouvoir honorer l'engagement qui a été conclu", a-t-il affirmé, avant de préciser qu'il comptait intensifier les préparatifs en Belgique pour faire face à un Brexit sans accord ('no deal'). Selon une source européenne, l'ambiance lors de la discussion sur le Brexit était "très mauvaise". "Theresa May a été incapable de formuler ce qu'elle voulait" et a été régulièrement interrompue par la chancelière allemande Angela Merkel, qui lui demandait ce qu'elle attendait exactement, a expliqué cette source. Après avoir abordé le Brexit et les relations extérieures jeudi, les dirigeants européens doivent se pencher vendredi sur la réforme de la zone euro et la thématique des migrations.