Le "plan de Chequers" proposé par Mme May prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars, notamment la création d'une zone de libre-échange pour les biens industriels et les produits agricoles, tout en mettant fin à la liberté de circulation des citoyens européens et au contrôle de la Cour de justice de l'UE.

Avec ces propositions, la cheffe du gouvernement a provoqué la fureur des partisans d'un Brexit "pur et dur" au sein de son Parti conservateur mais aussi le scepticisme des dirigeants de l'UE, qui ont mis en doute la viabilité du plan. "Je pense que nous aurons un bon accord, nous le ramènerons des négociations avec l'UE et le soumettrons au Parlement", a déclaré Mme May dans une interview télévisée qui sera diffusée en intégralité lundi soir. "Je pense que l'alternative sera l'absence d'accord", aux effets imprévisibles. "Je ne veux pas que les industriels aient le sentiment de devoir opérer en vertu de toutes sortes de règles différentes, parce que cela leur complique la vie et signifie potentiellement le départ d'entreprises de ce pays", a-t-elle ajouté.

Selon la cheffe du gouvernement, son plan est le seul qui réponde à la volonté d'une majorité de Britanniques de quitter l'UE tout en évitant l'instauration d'une frontière dure entre la province britannique d'Irlande du Nord et l'Irlande, membre de l'UE. L'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, tenant d'un Brexit dur, a qualifié lundi le plan de Chequers d'"abomination constitutionnelle", dans sa tribune hebdomadaire publiée par le Daily Telegraph. La question de la frontière irlandaise, dont ni Londres ni Bruxelles ne souhaitent le retour, est une des principales pierre d'achoppement des négociations que les deux parties souhaitent voir aboutir d'ici au sommet européen d'octobre ou au plus tard début novembre, soit quelques mois seulement avant le Brexit prévu le 29 mars. Le Brexit sera au menu d'un sommet informel européen jeudi à Salzbourg (Autriche).

Un éventuel accord devra encore être approuvé par le Parlement britannique où Mme May ne dispose que d'une très courte majorité, ainsi que par les parlements des 27 pays de l'UE et le Parlement européen.

Le Parti travailliste, principal parti d'opposition britannique, a averti vendredi qu'il voterait contre un accord de divorce avec Bruxelles sur la base du plan proposé par Theresa May.

En cas de rejet du plan par les parlementaires britanniques, la suite des événements reste floue même si les deux côtés se préparent déjà techniquement à l'éventualité d'un Brexit sans accord.

Le "plan de Chequers" proposé par Mme May prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars, notamment la création d'une zone de libre-échange pour les biens industriels et les produits agricoles, tout en mettant fin à la liberté de circulation des citoyens européens et au contrôle de la Cour de justice de l'UE. Avec ces propositions, la cheffe du gouvernement a provoqué la fureur des partisans d'un Brexit "pur et dur" au sein de son Parti conservateur mais aussi le scepticisme des dirigeants de l'UE, qui ont mis en doute la viabilité du plan. "Je pense que nous aurons un bon accord, nous le ramènerons des négociations avec l'UE et le soumettrons au Parlement", a déclaré Mme May dans une interview télévisée qui sera diffusée en intégralité lundi soir. "Je pense que l'alternative sera l'absence d'accord", aux effets imprévisibles. "Je ne veux pas que les industriels aient le sentiment de devoir opérer en vertu de toutes sortes de règles différentes, parce que cela leur complique la vie et signifie potentiellement le départ d'entreprises de ce pays", a-t-elle ajouté. Selon la cheffe du gouvernement, son plan est le seul qui réponde à la volonté d'une majorité de Britanniques de quitter l'UE tout en évitant l'instauration d'une frontière dure entre la province britannique d'Irlande du Nord et l'Irlande, membre de l'UE. L'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, tenant d'un Brexit dur, a qualifié lundi le plan de Chequers d'"abomination constitutionnelle", dans sa tribune hebdomadaire publiée par le Daily Telegraph. La question de la frontière irlandaise, dont ni Londres ni Bruxelles ne souhaitent le retour, est une des principales pierre d'achoppement des négociations que les deux parties souhaitent voir aboutir d'ici au sommet européen d'octobre ou au plus tard début novembre, soit quelques mois seulement avant le Brexit prévu le 29 mars. Le Brexit sera au menu d'un sommet informel européen jeudi à Salzbourg (Autriche). Un éventuel accord devra encore être approuvé par le Parlement britannique où Mme May ne dispose que d'une très courte majorité, ainsi que par les parlements des 27 pays de l'UE et le Parlement européen. Le Parti travailliste, principal parti d'opposition britannique, a averti vendredi qu'il voterait contre un accord de divorce avec Bruxelles sur la base du plan proposé par Theresa May. En cas de rejet du plan par les parlementaires britanniques, la suite des événements reste floue même si les deux côtés se préparent déjà techniquement à l'éventualité d'un Brexit sans accord.