Les Forces démocratiques syriennes (FDS), engagées dans une bataille décisive contre les jihadistes, retranchés dans un segment du village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie dans la province de Deir Ezzor, avaient repris les combats début mars, après une trêve de plus de deux semaines pour permettre l'évacuation de milliers de civils retenus dans la poche jihadiste assiégée.

Mais face à un nouvel afflux de milliers d'évacués, les FDS et leurs alliés de la coalition internationale anti-EI emmenée par Washington ont dû, la semaine dernière, une nouvelle fois suspendre leurs opérations.

Depuis, les affrontements sont sporadiques ainsi que les bombardements.

"Hier (samedi), près de cent personnes ont quitté" la poche de l'EI, a indiqué dimanche à l'AFP le porte-parole des FDS, Moustafa Bali.

Aucune évacuation n'a toutefois eu lieu vendredi, a ajouté le responsable et les FDS n'ont toujours pas fait état de départ de civils dimanche.

L'EI empêcherait les derniers habitants de partir, estime M. Bali, selon qui les FDS ont dépêché des camions aux abords du réduit jihadiste dans l'espoir de nouvelles évacuations.

Près de 59.000 personnes ont déjà quitté cette zone depuis décembre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Mais l'exode massif de civils la semaine dernière a surpris les FDS, suggérant la possible présence encore d'un nombre non négligeable de personnes retenues à l'intérieur de ce petit réduit désertique au bord du fleuve Euphrate.

Selon l'analyste Mutlu Civiroglu, l'EI joue la montre. Les jihadistes "décident du nombre de personnes qui vont partir", explique-t-il. "Ils sont probablement en train de préparer quelque chose, mais on ignore encore ce que c'est".

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la proclamation d'un "califat" sur de larges pans de territoire à cheval entre la Syrie et l'Irak, l'EI est désormais sur le point d'être rayé de la carte.

Sa défaite à Baghouz signerait la fin territoriale de son califat mais le groupe a déjà entamé sa mue en organisation clandestine.

Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 360.000 morts et déplacé plusieurs millions de personnes.

AFP

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), engagées dans une bataille décisive contre les jihadistes, retranchés dans un segment du village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie dans la province de Deir Ezzor, avaient repris les combats début mars, après une trêve de plus de deux semaines pour permettre l'évacuation de milliers de civils retenus dans la poche jihadiste assiégée. Mais face à un nouvel afflux de milliers d'évacués, les FDS et leurs alliés de la coalition internationale anti-EI emmenée par Washington ont dû, la semaine dernière, une nouvelle fois suspendre leurs opérations. Depuis, les affrontements sont sporadiques ainsi que les bombardements."Hier (samedi), près de cent personnes ont quitté" la poche de l'EI, a indiqué dimanche à l'AFP le porte-parole des FDS, Moustafa Bali. Aucune évacuation n'a toutefois eu lieu vendredi, a ajouté le responsable et les FDS n'ont toujours pas fait état de départ de civils dimanche. L'EI empêcherait les derniers habitants de partir, estime M. Bali, selon qui les FDS ont dépêché des camions aux abords du réduit jihadiste dans l'espoir de nouvelles évacuations. Près de 59.000 personnes ont déjà quitté cette zone depuis décembre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Mais l'exode massif de civils la semaine dernière a surpris les FDS, suggérant la possible présence encore d'un nombre non négligeable de personnes retenues à l'intérieur de ce petit réduit désertique au bord du fleuve Euphrate. Selon l'analyste Mutlu Civiroglu, l'EI joue la montre. Les jihadistes "décident du nombre de personnes qui vont partir", explique-t-il. "Ils sont probablement en train de préparer quelque chose, mais on ignore encore ce que c'est". Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la proclamation d'un "califat" sur de larges pans de territoire à cheval entre la Syrie et l'Irak, l'EI est désormais sur le point d'être rayé de la carte. Sa défaite à Baghouz signerait la fin territoriale de son califat mais le groupe a déjà entamé sa mue en organisation clandestine. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 360.000 morts et déplacé plusieurs millions de personnes. AFP