L'Allemand Manfred Weber, le Néerlandais Frans Timmermans et la Danoise Margrethe Vestager sont les chefs de file des trois grands groupes du nouveau Parlement issu des élections et, à ce titre, ils peuvent briguer la présidence du nouvel exécutif bruxellois. Le Français Michel Barnier n'est pas candidat mais pourrait être mis en avant par les chefs d'Etats via le Conseil européen.

L'élu devra être adoubé par la majorité des chefs d'Etat et de gouvernement membres du Conseil européen lors d'un sommet les 20-21 juin, et obtenir ensuite les voix de la majorité des députés européens (376) lors d'un vote prévu au cours de la deuxième session du Parlement à la mi-juillet.

Manfred Weber

Manfred Weber © AFP

cet homme de 46 ans, se considère comme le favori, car le Parti populaire européen (PPE, droite) est resté la première force au Parlement à l'issue des Européennes malgré la perte d'une trentaine de sièges. Originaire de Bavière, ingénieur de formation et membre de la CSU, Manfred Weber est à la tête du groupe parlementaire du PPE depuis 2014. Mais il n'est pas membre du club des anciens dirigeants européens. Pire, il n'a jamais occupé de poste ministériel et il est quasi-inconnu en Europe.

Frans Timmermans

Frans Timmermans © Belga

Il se pose en espoir de la gauche. Candidat de la famille socialiste européenne, le Néerlandais, 58 ans, pourrait contrer les ambitions de Manfred Weber, mais il lui faudrait trouver le soutien d'une coalition constituée sans la droite. Ancien ministre des affaires étrangères, il est premier vice-président de la Commission européenne depuis 2014. Dans cette fonction, il est responsable des procédures de sanctions engagées contre la Pologne et la Hongrie pour les violation de l'Etat de droit, ce qui lui vaut de sérieuses inimitiés dans les Etats membres.

Margrethe Vestager

Margrethe Vestager © Reuters

La dame de fer des libéraux. Membre de l'Alliance des Libéraux, la Danoise, 51 ans, est la troisième prétendante. Commissaire européenne chargée de la concurrence, elle s'est fait une réputation de dame de fer à ce poste. Le président américain Donald Trump l'a surnommée la "tax lady de l'UE". Originaire d'un petit pays, appréciée par Angela Merkel, elle pourrait coiffer ses deux rivaux par élimination ou grâce à une entente avec Frans Timmermans pour évincer Manfred Weber.

Michel Barnier

Michel Barnier © BELGA/Frederic Sierakowski

Il pourrait s'avérer être le recours, si les dirigeants européens choisissent toutefois un non-candidat. Le Français, 68 ans, rêve de jouer ce rôle. Il n'est pas entré dans la course pour ne pas interférer avec son mandat de négociateur du Brexit. Membre du PPE, deux fois commissaire européen, ancien chef de la diplomatie et plusieurs fois ministre en France, il a obtenu une place au Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement dont il est l'interlocuteur pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Le principal blocage à sa nomination viendra du Parlement européen. "Le PPE ne soutiendra pas un candidat qui ne s'est pas présenté avant le scrutin", a averti Manfred Weber.

L'Allemand Manfred Weber, le Néerlandais Frans Timmermans et la Danoise Margrethe Vestager sont les chefs de file des trois grands groupes du nouveau Parlement issu des élections et, à ce titre, ils peuvent briguer la présidence du nouvel exécutif bruxellois. Le Français Michel Barnier n'est pas candidat mais pourrait être mis en avant par les chefs d'Etats via le Conseil européen. L'élu devra être adoubé par la majorité des chefs d'Etat et de gouvernement membres du Conseil européen lors d'un sommet les 20-21 juin, et obtenir ensuite les voix de la majorité des députés européens (376) lors d'un vote prévu au cours de la deuxième session du Parlement à la mi-juillet.cet homme de 46 ans, se considère comme le favori, car le Parti populaire européen (PPE, droite) est resté la première force au Parlement à l'issue des Européennes malgré la perte d'une trentaine de sièges. Originaire de Bavière, ingénieur de formation et membre de la CSU, Manfred Weber est à la tête du groupe parlementaire du PPE depuis 2014. Mais il n'est pas membre du club des anciens dirigeants européens. Pire, il n'a jamais occupé de poste ministériel et il est quasi-inconnu en Europe.Il se pose en espoir de la gauche. Candidat de la famille socialiste européenne, le Néerlandais, 58 ans, pourrait contrer les ambitions de Manfred Weber, mais il lui faudrait trouver le soutien d'une coalition constituée sans la droite. Ancien ministre des affaires étrangères, il est premier vice-président de la Commission européenne depuis 2014. Dans cette fonction, il est responsable des procédures de sanctions engagées contre la Pologne et la Hongrie pour les violation de l'Etat de droit, ce qui lui vaut de sérieuses inimitiés dans les Etats membres.La dame de fer des libéraux. Membre de l'Alliance des Libéraux, la Danoise, 51 ans, est la troisième prétendante. Commissaire européenne chargée de la concurrence, elle s'est fait une réputation de dame de fer à ce poste. Le président américain Donald Trump l'a surnommée la "tax lady de l'UE". Originaire d'un petit pays, appréciée par Angela Merkel, elle pourrait coiffer ses deux rivaux par élimination ou grâce à une entente avec Frans Timmermans pour évincer Manfred Weber.Il pourrait s'avérer être le recours, si les dirigeants européens choisissent toutefois un non-candidat. Le Français, 68 ans, rêve de jouer ce rôle. Il n'est pas entré dans la course pour ne pas interférer avec son mandat de négociateur du Brexit. Membre du PPE, deux fois commissaire européen, ancien chef de la diplomatie et plusieurs fois ministre en France, il a obtenu une place au Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement dont il est l'interlocuteur pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Le principal blocage à sa nomination viendra du Parlement européen. "Le PPE ne soutiendra pas un candidat qui ne s'est pas présenté avant le scrutin", a averti Manfred Weber.