La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel avaient été convoqués par les présidents de groupe pour leur présenter le bilan de leur mission à Ankara le 6 avril et de s'expliquer sur la polémique protocolaire qui les oppose.

"Le président du Conseil a réitéré ses regrets publics et a insisté sur l'unité de l'UE et l'esprit d'équipe", a rapporté à l'AFP un participant, sous couvert de l'anonymat.

Quant à Mme von der Leyen, elle a expliqué avoir été mortifiée par cet incident en tant que femme et en tant que présidente de la Commission, a ajouté cette même source.

Les chefs de groupe du Parlement ont demandé aux deux dirigeants de soumettre à leur assemblée une proposition de solution pour qu'un tel incident ne se reproduise plus, et insisté pour que cette solution soit présentée à l'occasion du débat sur les relations entre l'UE et la Turquie lors de la session plénière du 26 au 29 avril.

"Nous attendons de nos dirigeants qu'ils forment un front commun, nonobstant le protocole, lorsqu'ils représentent l'UE dans le monde", a averti l'Allemand Manfred Weber, président du Parti populaire européen (PPE, droite pro-européenne), la famille politique de Mme von der Leyen.

"Nous avons besoin d'une voix sur la scène internationale", a renchéri le libéral Dacian Ciolos, président du groupe Renew, la famille de Charles Michel.

La préséance donnée à Charles Michel lors de leur réunion le mardi 6 avril à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan a été vécue comme un affront par Ursula von der Leyen.

La présidente de la Commission avait été placée sur un divan, tandis que Charles Michel, représentant des Etats membres de l'UE, et le président Erdogan prenaient place dans les deux seuls fauteuils disponibles.

Les présidents des groupes politiques ont exprimé des craintes sur l'approche d'une reprise "progressive, conditionnelle et réversible" de la coopération avec Ankara en réponse à la volonté d'apaisement montrée par le président turc après une année de tensions.

"Outre les images inacceptables de la réunion en Turquie, nous avons toujours besoin de savoir quels engagements ont été pris envers le président Erdogan", a déclaré Manfred Weber.

"Tant que nous ne verrons pas de changements structurels dans le comportement de l'armée turque en Méditerranée orientale, nous ne sommes pas prêts à faire des concessions sur les douanes ou les visas dans un avenir proche", a-t-il averti.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel avaient été convoqués par les présidents de groupe pour leur présenter le bilan de leur mission à Ankara le 6 avril et de s'expliquer sur la polémique protocolaire qui les oppose."Le président du Conseil a réitéré ses regrets publics et a insisté sur l'unité de l'UE et l'esprit d'équipe", a rapporté à l'AFP un participant, sous couvert de l'anonymat.Quant à Mme von der Leyen, elle a expliqué avoir été mortifiée par cet incident en tant que femme et en tant que présidente de la Commission, a ajouté cette même source.Les chefs de groupe du Parlement ont demandé aux deux dirigeants de soumettre à leur assemblée une proposition de solution pour qu'un tel incident ne se reproduise plus, et insisté pour que cette solution soit présentée à l'occasion du débat sur les relations entre l'UE et la Turquie lors de la session plénière du 26 au 29 avril."Nous attendons de nos dirigeants qu'ils forment un front commun, nonobstant le protocole, lorsqu'ils représentent l'UE dans le monde", a averti l'Allemand Manfred Weber, président du Parti populaire européen (PPE, droite pro-européenne), la famille politique de Mme von der Leyen."Nous avons besoin d'une voix sur la scène internationale", a renchéri le libéral Dacian Ciolos, président du groupe Renew, la famille de Charles Michel.La préséance donnée à Charles Michel lors de leur réunion le mardi 6 avril à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan a été vécue comme un affront par Ursula von der Leyen.La présidente de la Commission avait été placée sur un divan, tandis que Charles Michel, représentant des Etats membres de l'UE, et le président Erdogan prenaient place dans les deux seuls fauteuils disponibles.Les présidents des groupes politiques ont exprimé des craintes sur l'approche d'une reprise "progressive, conditionnelle et réversible" de la coopération avec Ankara en réponse à la volonté d'apaisement montrée par le président turc après une année de tensions."Outre les images inacceptables de la réunion en Turquie, nous avons toujours besoin de savoir quels engagements ont été pris envers le président Erdogan", a déclaré Manfred Weber."Tant que nous ne verrons pas de changements structurels dans le comportement de l'armée turque en Méditerranée orientale, nous ne sommes pas prêts à faire des concessions sur les douanes ou les visas dans un avenir proche", a-t-il averti.