Principaux concernés par la grève des transports depuis jeudi, les Parisiens devront prendre leur mal en patience. Dix lignes de métro sur seize seront closes mardi, et la poursuite de la grève a été votée au moins jusqu'à mercredi, parfois jusqu'à vendredi. "La semaine est morte", a résumé un leader syndical, Thierry Babec.

Seuls 20% des TGV et trains de banlieue circuleront, et quelque 25% des vols intérieurs et 10% des moyens courriers d'Air France sont annulés.

Grèves aussi dans le secteur des carburants, où le syndicat CGT espère "élever le rapport de force", y compris par "des arrêts de production" dans les raffineries.

Pour cette nouvelle journée d'action interprofessionnelle, l'accueil des enfants dans les écoles et les crèches sera également à nouveau perturbé.

Mais c'est dans la rue que les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et plusieurs organisations de jeunesse espèrent faire une nouvelle démonstration de force, après les 800.000 manifestants recensés jeudi dans toute la France par le ministère de l'Intérieur (1,5 million selon la CGT).

"Je sais que la mobilisation va être forte, elle sera même plus forte que les 800.000 de la semaine dernière", a prédit lundi le secrétaire général du syndicat FO, Yves Veyrier, sur la radio RTL.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a demandé lundi aux préfets de travailler avec les organisations syndicales "pour bien préparer et encadrer les manifestations", et d'être vigilants face à d'éventuels risques de "débordements", a indiqué son entourage.

- Nouvelle mobilisation jeudi? -

L'enjeu pour les opposants: amener le gouvernement à renoncer à mettre en place un "système universel" par points censé remplacer les 42 régimes existants et être "plus juste". Eux redoutent une "précarisation" des pensionnés.

Pour Frédéric Sève de la CFDT, seul syndicat favorable à un régime universel, "l'essentiel va se jouer mercredi" avec les annonces d'Edouard Philippe, auxquelles "tout le monde est suspendu".

Le chef de gouvernement est particulièrement attendu sur certains sujets, comme les périodes de transition pour les régimes spéciaux, une éventuelle revalorisation des carrières de la fonction publique, notamment des enseignants, ou encore la question de la pénibilité.

Avant même qu'il prenne la parole, une intersyndicale se tiendra mardi soir à l'issue de la manifestation parisienne prévue à partir du début d'après-midi, et une nouvelle journée de mobilisation jeudi est "déjà en réflexion", selon la CGT et FO.

Quant aux syndicats de policiers Alliance et Unsa-Police, rejoints par Unité-SGP, ils comptent durcir leurs actions à partir de mercredi si le gouvernement n'apporte pas de garanties pour la défense de leur régime spécifique de retraite, avec à la clé blocages de commissariats et grève du zèle dans les aéroports.

L'exécutif libéral est par ailleurs confronté à un risque d'élargissement de la contestation sur d'autres fronts et avec d'autres revendications. Les internes en médecine sont appelés à une grève illimitée à partir de mardi pour dénoncer la "dégradation des soins". Et quatre syndicats du transport routier et de la logistique ont appelé à la grève le 16 pour de meilleures conditions de travail.

Principaux concernés par la grève des transports depuis jeudi, les Parisiens devront prendre leur mal en patience. Dix lignes de métro sur seize seront closes mardi, et la poursuite de la grève a été votée au moins jusqu'à mercredi, parfois jusqu'à vendredi. "La semaine est morte", a résumé un leader syndical, Thierry Babec.Seuls 20% des TGV et trains de banlieue circuleront, et quelque 25% des vols intérieurs et 10% des moyens courriers d'Air France sont annulés.Grèves aussi dans le secteur des carburants, où le syndicat CGT espère "élever le rapport de force", y compris par "des arrêts de production" dans les raffineries.Pour cette nouvelle journée d'action interprofessionnelle, l'accueil des enfants dans les écoles et les crèches sera également à nouveau perturbé.Mais c'est dans la rue que les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et plusieurs organisations de jeunesse espèrent faire une nouvelle démonstration de force, après les 800.000 manifestants recensés jeudi dans toute la France par le ministère de l'Intérieur (1,5 million selon la CGT)."Je sais que la mobilisation va être forte, elle sera même plus forte que les 800.000 de la semaine dernière", a prédit lundi le secrétaire général du syndicat FO, Yves Veyrier, sur la radio RTL.Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a demandé lundi aux préfets de travailler avec les organisations syndicales "pour bien préparer et encadrer les manifestations", et d'être vigilants face à d'éventuels risques de "débordements", a indiqué son entourage.- Nouvelle mobilisation jeudi? -L'enjeu pour les opposants: amener le gouvernement à renoncer à mettre en place un "système universel" par points censé remplacer les 42 régimes existants et être "plus juste". Eux redoutent une "précarisation" des pensionnés.Pour Frédéric Sève de la CFDT, seul syndicat favorable à un régime universel, "l'essentiel va se jouer mercredi" avec les annonces d'Edouard Philippe, auxquelles "tout le monde est suspendu".Le chef de gouvernement est particulièrement attendu sur certains sujets, comme les périodes de transition pour les régimes spéciaux, une éventuelle revalorisation des carrières de la fonction publique, notamment des enseignants, ou encore la question de la pénibilité.Avant même qu'il prenne la parole, une intersyndicale se tiendra mardi soir à l'issue de la manifestation parisienne prévue à partir du début d'après-midi, et une nouvelle journée de mobilisation jeudi est "déjà en réflexion", selon la CGT et FO.Quant aux syndicats de policiers Alliance et Unsa-Police, rejoints par Unité-SGP, ils comptent durcir leurs actions à partir de mercredi si le gouvernement n'apporte pas de garanties pour la défense de leur régime spécifique de retraite, avec à la clé blocages de commissariats et grève du zèle dans les aéroports.L'exécutif libéral est par ailleurs confronté à un risque d'élargissement de la contestation sur d'autres fronts et avec d'autres revendications. Les internes en médecine sont appelés à une grève illimitée à partir de mardi pour dénoncer la "dégradation des soins". Et quatre syndicats du transport routier et de la logistique ont appelé à la grève le 16 pour de meilleures conditions de travail.