"Les conditions d'attribution, de détention et d'obtention, ainsi que de restitution de ce passeport concerne l'information judiciaire en cours", a répondu M. Benalla, interrogé par le rapporteur Jean-Pierre Sueur (PS) sur les conditions du renouvellement d'un passeport diplomatique en juin 2018.

"Je ne répondrai pas à ces questions devant votre commission, j'en suis désolé", a déclaré l'ancien chargé de mission de l'Elysée, réitérant ensuite à plusieurs reprises ce refus, malgré l'insistance du président de la commission Philippe Bas (LR) et du rapporteur Jean-Pierre Sueur.

"Je respecte le cadre qui m'a été conseillé par mon avocate de ne pas faire d'auto-incrimination. Dès lors que vous êtes mis en cause par la justice, toutes les déclarations que je peux faire devant vous sous serment peuvent être retenues contre moi par la justice ultérieurement", a ajouté M. Benalla.

Il avait été mis en examen cet été pour des violences sur des manifestants le 1er mai et de nouveau mis en examen vendredi, cette fois pour utilisation abusive de passeports diplomatiques après son licenciement de l'Elysée.

"Vous êtes obligé de répondre", lui a signifié M. Bas. "Elles concernent le fonctionnement de l'Etat et non pas des fautes que vous auriez pu commettre et elles ne sont donc pas reliées à cette information judiciaire".

"Excusez-moi, mais je ne pourrai pas répondre à cette question parce que, contrairement à ce que vous affirmez, la justice s'intéresse aux conditions de délivrance, d'obtention de l'ensemble des passeports", a rétorqué M. Benalla, se disant "très respectueux des institutions" et en conséquence souhaitant réserver ses réponses aux juges.

"Vous avez une conception singulière du respect des institutions", a commenté M. Bas, prenant acte de "l'obstination" de M. Benalla "à ne pas répondre aux questions des sénateurs".

"Ces passeports ont été délivrés normalement", a fini par lâcher Alexandre Benalla, alors que M. Bas estimait que son silence pouvait laisser penser que la question le gênait.

"Devant le refus de #Benalla de répondre à certaines questions, la commission d'enquête parlementaire doit annoncer des saisines et des sanctions ou se discréditera à jamais", a réagi le président des Patriotes Florian Philippot sur Twitter.

"Les conditions d'attribution, de détention et d'obtention, ainsi que de restitution de ce passeport concerne l'information judiciaire en cours", a répondu M. Benalla, interrogé par le rapporteur Jean-Pierre Sueur (PS) sur les conditions du renouvellement d'un passeport diplomatique en juin 2018."Je ne répondrai pas à ces questions devant votre commission, j'en suis désolé", a déclaré l'ancien chargé de mission de l'Elysée, réitérant ensuite à plusieurs reprises ce refus, malgré l'insistance du président de la commission Philippe Bas (LR) et du rapporteur Jean-Pierre Sueur."Je respecte le cadre qui m'a été conseillé par mon avocate de ne pas faire d'auto-incrimination. Dès lors que vous êtes mis en cause par la justice, toutes les déclarations que je peux faire devant vous sous serment peuvent être retenues contre moi par la justice ultérieurement", a ajouté M. Benalla.Il avait été mis en examen cet été pour des violences sur des manifestants le 1er mai et de nouveau mis en examen vendredi, cette fois pour utilisation abusive de passeports diplomatiques après son licenciement de l'Elysée."Vous êtes obligé de répondre", lui a signifié M. Bas. "Elles concernent le fonctionnement de l'Etat et non pas des fautes que vous auriez pu commettre et elles ne sont donc pas reliées à cette information judiciaire"."Excusez-moi, mais je ne pourrai pas répondre à cette question parce que, contrairement à ce que vous affirmez, la justice s'intéresse aux conditions de délivrance, d'obtention de l'ensemble des passeports", a rétorqué M. Benalla, se disant "très respectueux des institutions" et en conséquence souhaitant réserver ses réponses aux juges."Vous avez une conception singulière du respect des institutions", a commenté M. Bas, prenant acte de "l'obstination" de M. Benalla "à ne pas répondre aux questions des sénateurs"."Ces passeports ont été délivrés normalement", a fini par lâcher Alexandre Benalla, alors que M. Bas estimait que son silence pouvait laisser penser que la question le gênait."Devant le refus de #Benalla de répondre à certaines questions, la commission d'enquête parlementaire doit annoncer des saisines et des sanctions ou se discréditera à jamais", a réagi le président des Patriotes Florian Philippot sur Twitter.