L'initiative émane du petit parti politique de gauche Más País, qui a réussi à convaincre le gouvernement espagnol de répartir 32 heures de travail hebdomadaire sur quatre jours, et puis d'en évaluer l'expérience. Le projet pilote devrait débuter en automne et concerner 200 travailleurs.

Le président du parti Inigo Errejon avait déjà lancé un appel à travailler moins avant le déclenchement de la pandémie. "Au cours des 100 dernières années, nous avons produit plus en moins d'heures de travail, mais cette capacité à produire davantage grâce à la technologie n'a pas conduit à plus de temps libre pour les travailleurs", a déclaré M. Errejon dans une interview.

D'après lui, le contexte actuel rend plus favorable l'expérimentation d'une telle mesure, car la crise sanitaire a montré qu'une plus grande flexibilité est possible sur le lieu de travail. Les réfractaires au projet craignent que les entreprises espagnoles, déjà moins compétitives en raison du taux de chômage élevé dans le pays et de la faible productivité, deviennent encore moins compétitives par rapport aux autres entreprises européennes. Ils estiment également que les entreprises ne peuvent mettre en place une semaine de travail plus courte sans recevoir de l'argent du gouvernement en contrepartie.

L'initiative émane du petit parti politique de gauche Más País, qui a réussi à convaincre le gouvernement espagnol de répartir 32 heures de travail hebdomadaire sur quatre jours, et puis d'en évaluer l'expérience. Le projet pilote devrait débuter en automne et concerner 200 travailleurs. Le président du parti Inigo Errejon avait déjà lancé un appel à travailler moins avant le déclenchement de la pandémie. "Au cours des 100 dernières années, nous avons produit plus en moins d'heures de travail, mais cette capacité à produire davantage grâce à la technologie n'a pas conduit à plus de temps libre pour les travailleurs", a déclaré M. Errejon dans une interview. D'après lui, le contexte actuel rend plus favorable l'expérimentation d'une telle mesure, car la crise sanitaire a montré qu'une plus grande flexibilité est possible sur le lieu de travail. Les réfractaires au projet craignent que les entreprises espagnoles, déjà moins compétitives en raison du taux de chômage élevé dans le pays et de la faible productivité, deviennent encore moins compétitives par rapport aux autres entreprises européennes. Ils estiment également que les entreprises ne peuvent mettre en place une semaine de travail plus courte sans recevoir de l'argent du gouvernement en contrepartie.