" Non pas parce qu'on y avait trop construit, mais parce que les banques avaient accordé des crédits trop facilement . " Depuis, le marché s'est repris. Après le départ des Anglais, aficionados historiques des côtes portugaises, les Français ont débarqué il y a cinq ans, retrace le courtier, basé en Algarve et dont les services ciblent avant tout les candidats-acquéreurs belges. " Les Belges ont embrayé voici trois ans. " Jusqu'à représenter 5 % du marché, contre un tiers pour les Français.
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" Non pas parce qu'on y avait trop construit, mais parce que les banques avaient accordé des crédits trop facilement . " Depuis, le marché s'est repris. Après le départ des Anglais, aficionados historiques des côtes portugaises, les Français ont débarqué il y a cinq ans, retrace le courtier, basé en Algarve et dont les services ciblent avant tout les candidats-acquéreurs belges. " Les Belges ont embrayé voici trois ans. " Jusqu'à représenter 5 % du marché, contre un tiers pour les Français. La raison ? " Pas tant une affection particulière pour le pays ", sourit Mallory Damodice, " mais un avantage fiscal : la non-taxation des retraites pendant dix ans . " Dès 2009, en effet, le Portugal a introduit un régime fiscal spécial tant au regard de l'impôt sur les revenus que de celui sur la succession afin d'attirer les (riches) retraités européens en manque de soleil et les inviter à s'y domicilier. En Algarve, par exemple, au sud du Portugal, " une région moins venteuse, avec un ensoleillement maximal et des hivers très doux. En cinq ans, les prix y ont remonté de 30 %, sans toutefois atteindre leur niveau d'avant-crise ", observe le patron de Key Portugal. Lisbonne et sa région sont aussi fort prisés. " Le mètre carré y a doublé de valeur : entre 5 000 et 10 000 euros, soit plus cher qu'à Bruxelles ! " La moitié des acquisitions portent sur des appartements, décrit Mallory Damodice. " Mais pas dans de grands ensembles, comme en Espagne. Le marché portugais est plus jeune, développé sur le tard et, surtout, peuplé d'immeubles de trois étages maximum, pour 20 à 100 unités. " Soit entre 200 000 et 300 000 euros pour un appartement de deux à trois chambres proche d'un centre-ville et des plages, un peu moins pour un une-chambre, coqueluche des investisseurs. " Les villas, souvent récentes, avec piscine, sont plus onéreuses, de l'ordre de 500 000 à un million d'euros. Elles plaisent à 20 % des acheteurs, qui se séparent alors de leur bien en Belgique pour s'installer définitivement dans le pays. "