La Première ministre Theresa May s'était engagée à annuler ce scrutin, qu'elle avait convoqué à contrecoeur près de trois avant après le vote des Britanniques pour sortir de l'Union européenne, en cas d'adoption de l'accord. "Mais étant donné le peu de temps qu'il reste (...), il n'est malheureusement pas possible d'achever le processus législatif avant la date légale des élections européennes", a expliqué M. Lidington dans une déclaration télévisée. Car même si l'accord de Brexit était adopté par le parlement britannique, il devrait ensuite être ratifié. "Nous espérions vraiment que la question de la sortie serait réglée et que ces élections n'aient pas à se tenir", a-t-il ajouté.

Alors que la date du Brexit, qui devait avoir lieu le 29 mars, a été reportée deux fois - avec une nouvelle date butoir fixée au 31 octobre -, le gouvernement veut "redoubler d'effort et de dialogue avec tous les députés" pour que le report du Brexit soit "aussi court que possible", et intervienne avant la pause parlementaire estivale qui démarre le 20 juillet, a encore dit M. Lidington. "Idéalement, nous voudrions que les députés européens (élus par les Britanniques, ndlr) n'aient jamais à siéger", a-t-il souligné.

Le Parlement européen, issu des élections organisées du 23 au 26 mai à travers l'UE, doit siéger pour la première fois le 2 juillet. Le gouvernement conservateur de Mme May est engagé depuis plus d'un mois dans des discussions avec l'opposition travailliste pour tenter d'aboutir à un consensus afin de faire adopter l'accord de Brexit, conclu avec Bruxelles fin novembre mais rejeté trois fois par le parlement britannique.