Dans un entretien au Journal du Dimanche, le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a "demandé" à la compagnie nationale des chemins de fer français (SNCF) et à la régie autonome des transports parisiens (RATP) "d'être vigilants et d'agir de façon résolue face à des attitudes d'intimidation, de harcèlement, voire d'agression dont seraient victimes les agents qui ont fait le choix de travailler".

Il s'en prend notamment à la CGT, qu'il accuse de pratiquer "un syndicalisme d'opposition systématique à toute réforme, de blocage et parfois d'intimidation".

"La CGT veut marquer les esprits par des coups de poing médiatiques. Les Français ne sont pas dupes de la politisation à l'extrême gauche de ce mouvement", estime-t-il, fustigeant par ailleurs une "politique de la chaise vide" de la part de ce syndicat et de Sud Rail, autre syndicat du secteur ferroviaire fortement opposé à la réforme.

Dans les colonnes du même journal, le numéro 1 de la CGT, Philippe Martinez, accuse, lui, le gouvernement d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" du conflit.

"À l'origine, nous avions encore des réunions prévues en janvier. Mais d'un seul coup, le calendrier s'est accéléré. Ils se sont dit +On va leur coller les ultimatums pendant les fêtes de Noël+. Emmanuel Macron se veut l'homme du nouveau monde, mais il imite Margaret Thatcher", cingle le secrétaire général de la CGT.

"En réalité, c'est le gouvernement qui organise le bordel (...) Il y a une vraie colère. Bien sûr, 24 jours sans être payé, c'est dur. Mais ce conflit est le reflet de deux ans et demi de souffrance", fait valoir M. Martinez en rejetant une nouvelle fois un projet de réforme des retraites "individualiste" alors qu'il devrait être "solidaire".

A l'approche du Nouvel an, la contestation sociale contre le projet de système "universel" par points voulu par le président Emmanuel Macron se dirige vers un nouveau record. Désormais plus long que celui de 1995 dans les transports (22 jours), le conflit pourrait dépasser les 28 jours atteints en 1986-1987 à la SNCF, également sans trêve de Noël.

Le 9 janvier est prévue une quatrième journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles, après la reprise des concertations entre le gouvernement et les organisations syndicales et patronales, prévues que le 7 janvier.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a "demandé" à la compagnie nationale des chemins de fer français (SNCF) et à la régie autonome des transports parisiens (RATP) "d'être vigilants et d'agir de façon résolue face à des attitudes d'intimidation, de harcèlement, voire d'agression dont seraient victimes les agents qui ont fait le choix de travailler".Il s'en prend notamment à la CGT, qu'il accuse de pratiquer "un syndicalisme d'opposition systématique à toute réforme, de blocage et parfois d'intimidation". "La CGT veut marquer les esprits par des coups de poing médiatiques. Les Français ne sont pas dupes de la politisation à l'extrême gauche de ce mouvement", estime-t-il, fustigeant par ailleurs une "politique de la chaise vide" de la part de ce syndicat et de Sud Rail, autre syndicat du secteur ferroviaire fortement opposé à la réforme.Dans les colonnes du même journal, le numéro 1 de la CGT, Philippe Martinez, accuse, lui, le gouvernement d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" du conflit."À l'origine, nous avions encore des réunions prévues en janvier. Mais d'un seul coup, le calendrier s'est accéléré. Ils se sont dit +On va leur coller les ultimatums pendant les fêtes de Noël+. Emmanuel Macron se veut l'homme du nouveau monde, mais il imite Margaret Thatcher", cingle le secrétaire général de la CGT."En réalité, c'est le gouvernement qui organise le bordel (...) Il y a une vraie colère. Bien sûr, 24 jours sans être payé, c'est dur. Mais ce conflit est le reflet de deux ans et demi de souffrance", fait valoir M. Martinez en rejetant une nouvelle fois un projet de réforme des retraites "individualiste" alors qu'il devrait être "solidaire".A l'approche du Nouvel an, la contestation sociale contre le projet de système "universel" par points voulu par le président Emmanuel Macron se dirige vers un nouveau record. Désormais plus long que celui de 1995 dans les transports (22 jours), le conflit pourrait dépasser les 28 jours atteints en 1986-1987 à la SNCF, également sans trêve de Noël.Le 9 janvier est prévue une quatrième journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles, après la reprise des concertations entre le gouvernement et les organisations syndicales et patronales, prévues que le 7 janvier.