L'ombre de 1995 plane au 22e jour de ce mouvement social. Le conflit avait alors duré autant de jours, entre le 24 novembre et le 15 décembre, notamment contre les régimes de retraite des fonctionnaires et des autres agents de services publics, que le gouvernement de l'époque avait fini par abandonner.

Vingt-quatre ans plus tard, aucune issue n'apparaît, avec un gouvernement déterminé à remplacer les 42 régimes de retraite existants par un "système universel" par points et à instaurer un âge pivot à 64 ans, assorti d'un bonus-malus. Les syndicats opposés à ce projet dans lequel "tout le monde perdra" maintiennent la pression, même si le taux de grévistes continue de s'éroder jeudi à la SNCF, la compagnie des chemins de fer (9,6% mais 42,1% chez les conducteurs contre 49,3% mardi).

Jeudi, la circulation des trains restait "très perturbée" avec un train à grande vitesse (TGV) sur deux et un train de banlieue sur cinq. Côté métro, seules les deux lignes automatiques fonctionnent normalement à Paris. Quelques autres sont ouvertes aux heures de pointe. Une manifestation de soutien aux cheminots rassemblait 200 à 300 personnes à la mi-journée, dans la capitale. "Je suis venue pour défendre les cheminots, qui donnent de la visibilité au peuple. On parle moins de la mobilisation avec les fêtes mais je n'ai pas le sentiment qu'il y ait un essoufflement", a déclaré Géraldine Doriath, 47 ans, une infirmière dans un hôpital psychiatrique à Paris.

Contrairement au voeu du président Emmanuel Macron, aucune trêve de Noël n'est intervenue. Blocages de bus, coupures d'électricité, raffineries de pétrole à l'arrêt, déjeuners "festifs", représentation du Lac des Cygnes sur le parvis de l'Opéra de Paris par des danseuses en grève, etc., les syndicats ont multiplié les initiatives un peu partout en France. Et ce samedi, d'autres actions sont prévues dans tout le pays. Le conflit semble bien parti pour dépasser le record de 28 jours atteint en 1986-87 à la SNCF pour la défense des salaires et les conditions de travail. Les concertations entre le gouvernement et les organisations syndicales et patronales doivent reprendre le 7 janvier pour tenter de trouver une issue à la crise.

L'ombre de 1995 plane au 22e jour de ce mouvement social. Le conflit avait alors duré autant de jours, entre le 24 novembre et le 15 décembre, notamment contre les régimes de retraite des fonctionnaires et des autres agents de services publics, que le gouvernement de l'époque avait fini par abandonner.Vingt-quatre ans plus tard, aucune issue n'apparaît, avec un gouvernement déterminé à remplacer les 42 régimes de retraite existants par un "système universel" par points et à instaurer un âge pivot à 64 ans, assorti d'un bonus-malus. Les syndicats opposés à ce projet dans lequel "tout le monde perdra" maintiennent la pression, même si le taux de grévistes continue de s'éroder jeudi à la SNCF, la compagnie des chemins de fer (9,6% mais 42,1% chez les conducteurs contre 49,3% mardi).Jeudi, la circulation des trains restait "très perturbée" avec un train à grande vitesse (TGV) sur deux et un train de banlieue sur cinq. Côté métro, seules les deux lignes automatiques fonctionnent normalement à Paris. Quelques autres sont ouvertes aux heures de pointe. Une manifestation de soutien aux cheminots rassemblait 200 à 300 personnes à la mi-journée, dans la capitale. "Je suis venue pour défendre les cheminots, qui donnent de la visibilité au peuple. On parle moins de la mobilisation avec les fêtes mais je n'ai pas le sentiment qu'il y ait un essoufflement", a déclaré Géraldine Doriath, 47 ans, une infirmière dans un hôpital psychiatrique à Paris.Contrairement au voeu du président Emmanuel Macron, aucune trêve de Noël n'est intervenue. Blocages de bus, coupures d'électricité, raffineries de pétrole à l'arrêt, déjeuners "festifs", représentation du Lac des Cygnes sur le parvis de l'Opéra de Paris par des danseuses en grève, etc., les syndicats ont multiplié les initiatives un peu partout en France. Et ce samedi, d'autres actions sont prévues dans tout le pays. Le conflit semble bien parti pour dépasser le record de 28 jours atteint en 1986-87 à la SNCF pour la défense des salaires et les conditions de travail. Les concertations entre le gouvernement et les organisations syndicales et patronales doivent reprendre le 7 janvier pour tenter de trouver une issue à la crise.