"Une distance minimale d'un mètre et demi devra être respectée en public", a ajouté au cours d'une conférence de presse la chancelière, précisant que les restaurants, sauf pour les plats à emporter, et les salons de coiffure seraient fermés. Il est très important que la règle de la distance soit respectée, le risque d'infection est réduit dans ce cas-là à presque zéro", a fait valoir Mme Merkel. "C'est comme ça que nous pouvons sauver des vies", a rappelé la chancelière.

Ces mesures, qui ne s'appliquent pas à la sphère familiale, devraient être "valables pendant au moins deux semaines", selon Mme Merkel, ajoutant que le non-respect de ces interdictions serait passible d'amendes.

L'Allemagne n'a ainsi pas choisi pour le moment la voie du confinement général de la population pour contrer la pandémie de Covid-19.

"Moi-même, ma vie a changé et consiste principalement en des conférences téléphoniques et des visio-conférences", a expliqué la chancelière, à l'issue d'une discussion par vidéo avec les dirigeants des 16 Länder (Etats régionaux) allemands. "

L'Allemagne compte dimanche quelque 18.610 cas et 55 décès, selon l'Institut Robert Koch, chargé de la veille épidémiologique.

Angela Merkel, en quarantaine

En contact vendredi avec un médecin testé positif au nouveau coronavirus, Angela Merkel a "décidé de se placer immédiatement en quarantaine" à domicile, a annoncé dimanche le porte-parole du gouvernement allemand. La chancelière "fera l'objet d'un test au cours des prochains jours" pour savoir si elle est infectée, a précisé dans un communiqué Steffen Seibert, ajoutant qu'elle "poursuivrait ses activités officielles en quarantaine à domicile" à Berlin.

Sarre et Rhénanie-Palatinat acceuillent des malades français

La Sarre et la Rhénanie-Palatinat, régions allemande frontalières de la France, vont accueillir des malades français infectés par le nouveau coronavirus, ont annoncé dimanche leurs dirigeants.

"Face à l'augmentation spectaculaire des infections en Alsace et de ses conséquences sur toute la région du Grand Est", la Sarre, petit Land frontalier de la Lorraine, va "admettre des patients gravement malades qui ont besoin d'une aide respiratoire d'urgence", écrit Tobias Hans, ministre-président de la Sarre, dans un communiqué. M. Hans n'a pas précisé à ce stade les capacités d'accueil de malades français.

La Rhénanie-Palatinat va elle aussi, "dans cette situation d'urgence", accueillir des patients français, a indiqué sur Twitter le ministère régional des Affaires sociales. "Les hôpitaux de la région prennent en charge les patients en soins intensifs en fonction de leurs possibilités", a-t-il précisé.

La région allemande du Bade-Würtemberg, frontalière de la France, avait déjà offert samedi 12 lits pour accueillir des patients français atteints du Covid-19 ayant besoin d'une assistance respiratoire, tandis que trois cantons suisses frontaliers vont en accueillir six.

Le Grand Est est une des régions les plus éprouvées depuis un grand rassemblement évangélique de jeûne et de prière en février qui en a fait un des principaux foyers français de l'épidémie. Malgré des évacuations de patients vers divers hôpitaux français depuis plusieurs jours et l'installation en cours d'un hôpital militaire de campagne, elle est confrontée à un engorgement de ses services de réanimation.

L'Allemagne a récemment annoncé vouloir doubler le nombre de lits équipés d'assistance respiratoire dans les hôpitaux pour assurer la prise en charge de patients atteints du nouveau virus, qui provoque dans certains cas des infections pulmonaires aiguës.

Le pays dispose à ce jour d'environ 25.000 lits de ce type.

Soutien européen

La Commission européenne a validé dimanche deux programmes de prêts de l'Allemagne destinés à soutenir ses entreprises face à l'épidémie de coronavirus. Ces mesures de soutien sont approuvées "en vertu de l'encadrement temporaire des aides d'État", qui assouplit les règles de l'UE en la matière afin de faire face aux conséquences économiques de l'épidémie, précise le communiqué. L'UE, qui avait promis de se montrer plus conciliante envers les entreprises dans le besoin, a adopté ce nouvel "encadrement" jeudi.

Bruxelles avait déjà approuvé samedi le plan de la France visant à garantir à hauteur de 300 milliards d'euros les prêts accordés par les banques aux entreprises touchées par le coronavirus.

Deux programmes de prêts, mis en oeuvre par l'intermédiaire de la banque de développement allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau ("KfW"), ont été notifiés par l'Allemagne à la Commission.

"Ces mesures permettront à la KfW de fournir des liquidités, sous la forme de prêts bonifiés, à des entreprises touchées par la flambée de coronavirus", en "coopération étroite avec les banques commerciales", est-il rappelé dans le communiqué.

"Une distance minimale d'un mètre et demi devra être respectée en public", a ajouté au cours d'une conférence de presse la chancelière, précisant que les restaurants, sauf pour les plats à emporter, et les salons de coiffure seraient fermés. Il est très important que la règle de la distance soit respectée, le risque d'infection est réduit dans ce cas-là à presque zéro", a fait valoir Mme Merkel. "C'est comme ça que nous pouvons sauver des vies", a rappelé la chancelière.Ces mesures, qui ne s'appliquent pas à la sphère familiale, devraient être "valables pendant au moins deux semaines", selon Mme Merkel, ajoutant que le non-respect de ces interdictions serait passible d'amendes. L'Allemagne n'a ainsi pas choisi pour le moment la voie du confinement général de la population pour contrer la pandémie de Covid-19."Moi-même, ma vie a changé et consiste principalement en des conférences téléphoniques et des visio-conférences", a expliqué la chancelière, à l'issue d'une discussion par vidéo avec les dirigeants des 16 Länder (Etats régionaux) allemands. "L'Allemagne compte dimanche quelque 18.610 cas et 55 décès, selon l'Institut Robert Koch, chargé de la veille épidémiologique.En contact vendredi avec un médecin testé positif au nouveau coronavirus, Angela Merkel a "décidé de se placer immédiatement en quarantaine" à domicile, a annoncé dimanche le porte-parole du gouvernement allemand. La chancelière "fera l'objet d'un test au cours des prochains jours" pour savoir si elle est infectée, a précisé dans un communiqué Steffen Seibert, ajoutant qu'elle "poursuivrait ses activités officielles en quarantaine à domicile" à Berlin.La Sarre et la Rhénanie-Palatinat, régions allemande frontalières de la France, vont accueillir des malades français infectés par le nouveau coronavirus, ont annoncé dimanche leurs dirigeants."Face à l'augmentation spectaculaire des infections en Alsace et de ses conséquences sur toute la région du Grand Est", la Sarre, petit Land frontalier de la Lorraine, va "admettre des patients gravement malades qui ont besoin d'une aide respiratoire d'urgence", écrit Tobias Hans, ministre-président de la Sarre, dans un communiqué. M. Hans n'a pas précisé à ce stade les capacités d'accueil de malades français.La Rhénanie-Palatinat va elle aussi, "dans cette situation d'urgence", accueillir des patients français, a indiqué sur Twitter le ministère régional des Affaires sociales. "Les hôpitaux de la région prennent en charge les patients en soins intensifs en fonction de leurs possibilités", a-t-il précisé.La région allemande du Bade-Würtemberg, frontalière de la France, avait déjà offert samedi 12 lits pour accueillir des patients français atteints du Covid-19 ayant besoin d'une assistance respiratoire, tandis que trois cantons suisses frontaliers vont en accueillir six.Le Grand Est est une des régions les plus éprouvées depuis un grand rassemblement évangélique de jeûne et de prière en février qui en a fait un des principaux foyers français de l'épidémie. Malgré des évacuations de patients vers divers hôpitaux français depuis plusieurs jours et l'installation en cours d'un hôpital militaire de campagne, elle est confrontée à un engorgement de ses services de réanimation.L'Allemagne a récemment annoncé vouloir doubler le nombre de lits équipés d'assistance respiratoire dans les hôpitaux pour assurer la prise en charge de patients atteints du nouveau virus, qui provoque dans certains cas des infections pulmonaires aiguës.Le pays dispose à ce jour d'environ 25.000 lits de ce type.La Commission européenne a validé dimanche deux programmes de prêts de l'Allemagne destinés à soutenir ses entreprises face à l'épidémie de coronavirus. Ces mesures de soutien sont approuvées "en vertu de l'encadrement temporaire des aides d'État", qui assouplit les règles de l'UE en la matière afin de faire face aux conséquences économiques de l'épidémie, précise le communiqué. L'UE, qui avait promis de se montrer plus conciliante envers les entreprises dans le besoin, a adopté ce nouvel "encadrement" jeudi.Bruxelles avait déjà approuvé samedi le plan de la France visant à garantir à hauteur de 300 milliards d'euros les prêts accordés par les banques aux entreprises touchées par le coronavirus.Deux programmes de prêts, mis en oeuvre par l'intermédiaire de la banque de développement allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau ("KfW"), ont été notifiés par l'Allemagne à la Commission."Ces mesures permettront à la KfW de fournir des liquidités, sous la forme de prêts bonifiés, à des entreprises touchées par la flambée de coronavirus", en "coopération étroite avec les banques commerciales", est-il rappelé dans le communiqué.