"En refusant de manière entêtée, répétée, systématique, de faire preuve d'un minimum de solidarité, ceux-là ouvrent mécaniquement le débat politique autour de la zone Schengen, ils sont en train d'ouvrir en fait (la question de) leur propre maintien dans la zone Schengen", a affirmé M. Michel au cours d'un briefing de presse.

"Ce point est soutenu par de plus en plus de monde autour de la table. ", a-t-il assuré.

Alors que les flux migratoires sont revenus à des niveaux d'avant la crise de 2015, le sommet européen de Bruxelles a une nouvelle fois dû constater l'incapacité des États membres à s'accorder sur une politique commune de gestion de ce type de crise.

Plusieurs pays du groupe de Visegrad ainsi que d'autres dirigés par des coalitions associant l'extrême droite rejettent spécifiquement la réforme du règlement de Dublin, qui délègue actuellement la responsabilité de l'examen de la demande d'asile d'un migrant au premier pays qui l'a accueilli.

Plus grande solidarité et quotas

La réforme vise à assurer une plus grande solidarité des autres pays de l'Union en fixant des quotas pour répartir les candidats à l'asile au sein de l'UE, une "relocalisation" qui reste toutefois embryonnaire vu le refus de nombreux États d'y participer.

"Je reste sur ma ligne d'une politique ferme et humaine" en matière d'asile et de migration, a souligné M. Michel, en déplorant le faible taux de retour effectif des demandeurs d'asile déboutés.

Il fait toutefois un lien entre Dublin et Schengen, qui ont tous deux trait à la mobilité des personnes.

"Dans le traité Schengen, il y a des capacités juridiques. Il est utile et nécessaire que, sans tarder, des experts examinent la possibilité de les activer, si l'on doit constater un refus persistant de réformer" le règlement de Dublin, a poursuivi le chef du gouvernement belge.

Le soutien financier de l'UE, pas "un bancontact"

M. Michel a également questionné le soutien financier de l'UE aux pays non-solidaires sur le plan migratoire. "Il n'est pas possible que des pays considèrent l'UE comme un Bancontact, pour obtenir un soutien à leur développement économique, et dans le même temps refusent un principe de solidarité migratoire. Ce n'est pas l'un ou l'autre".

"Cela a assez duré. Si le veto est assumé de façon cynique de la part de quelques-uns, ils doivent en assumer les conséquences. Tôt ou tard il y aura un moment de vérité sur ce sujet, pour garantir une migration ordonnée, régulière et sûre", a-t-il ajouté. Il reprenait ainsi le libellé du pacte des Nations unies sur les migrations, sur lequel il a perdu sa majorité gouvernementale désertée par la N-VA.

"Si l'on utilise la migration pour des raisons électoralistes, ce qui est le cas partout en Europe, on affaiblit l'Europe en la présentant comme incapable de proposer des solutions aux principaux défis", a-t-il conclu.

"En refusant de manière entêtée, répétée, systématique, de faire preuve d'un minimum de solidarité, ceux-là ouvrent mécaniquement le débat politique autour de la zone Schengen, ils sont en train d'ouvrir en fait (la question de) leur propre maintien dans la zone Schengen", a affirmé M. Michel au cours d'un briefing de presse. "Ce point est soutenu par de plus en plus de monde autour de la table. ", a-t-il assuré. Alors que les flux migratoires sont revenus à des niveaux d'avant la crise de 2015, le sommet européen de Bruxelles a une nouvelle fois dû constater l'incapacité des États membres à s'accorder sur une politique commune de gestion de ce type de crise. Plusieurs pays du groupe de Visegrad ainsi que d'autres dirigés par des coalitions associant l'extrême droite rejettent spécifiquement la réforme du règlement de Dublin, qui délègue actuellement la responsabilité de l'examen de la demande d'asile d'un migrant au premier pays qui l'a accueilli.La réforme vise à assurer une plus grande solidarité des autres pays de l'Union en fixant des quotas pour répartir les candidats à l'asile au sein de l'UE, une "relocalisation" qui reste toutefois embryonnaire vu le refus de nombreux États d'y participer. "Je reste sur ma ligne d'une politique ferme et humaine" en matière d'asile et de migration, a souligné M. Michel, en déplorant le faible taux de retour effectif des demandeurs d'asile déboutés. Il fait toutefois un lien entre Dublin et Schengen, qui ont tous deux trait à la mobilité des personnes. "Dans le traité Schengen, il y a des capacités juridiques. Il est utile et nécessaire que, sans tarder, des experts examinent la possibilité de les activer, si l'on doit constater un refus persistant de réformer" le règlement de Dublin, a poursuivi le chef du gouvernement belge.M. Michel a également questionné le soutien financier de l'UE aux pays non-solidaires sur le plan migratoire. "Il n'est pas possible que des pays considèrent l'UE comme un Bancontact, pour obtenir un soutien à leur développement économique, et dans le même temps refusent un principe de solidarité migratoire. Ce n'est pas l'un ou l'autre". "Cela a assez duré. Si le veto est assumé de façon cynique de la part de quelques-uns, ils doivent en assumer les conséquences. Tôt ou tard il y aura un moment de vérité sur ce sujet, pour garantir une migration ordonnée, régulière et sûre", a-t-il ajouté. Il reprenait ainsi le libellé du pacte des Nations unies sur les migrations, sur lequel il a perdu sa majorité gouvernementale désertée par la N-VA. "Si l'on utilise la migration pour des raisons électoralistes, ce qui est le cas partout en Europe, on affaiblit l'Europe en la présentant comme incapable de proposer des solutions aux principaux défis", a-t-il conclu.