Le président de la Commission européenne s'était déjà fait remarquer en mai dernier lors du sommet de l'OTAN. Une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux montrait le Luxembourgeois de 63 ans à la démarche chancelante en compagnie d'autres représentants, suscitant de nombreux questionnements sur sa potentielle ivresse. Par la suite, son porte-parole avait déclaré que Juncker souffrait d'une sciatique qui le gênait pour marcher, balayant les soupçons d'alcoolisme. En 2016 déjà, Juncker lui-même s'était épanché sur ses problèmes de santé dans le journal français Libération: "J'ai un problème avec ma jambe gauche depuis un grave accident de voiture en 1989, j'ai passé trois semaines dans le coma et 6 mois en chaise roulante", avait-il expliqué.
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Le président de la Commission européenne s'était déjà fait remarquer en mai dernier lors du sommet de l'OTAN. Une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux montrait le Luxembourgeois de 63 ans à la démarche chancelante en compagnie d'autres représentants, suscitant de nombreux questionnements sur sa potentielle ivresse. Par la suite, son porte-parole avait déclaré que Juncker souffrait d'une sciatique qui le gênait pour marcher, balayant les soupçons d'alcoolisme. En 2016 déjà, Juncker lui-même s'était épanché sur ses problèmes de santé dans le journal français Libération: "J'ai un problème avec ma jambe gauche depuis un grave accident de voiture en 1989, j'ai passé trois semaines dans le coma et 6 mois en chaise roulante", avait-il expliqué. Fin de la semaine passée, Jean-Claude Juncker a de nouveau créé le buzz. Cette fois, non pas pour sa démarche titubante mais par sa façon de saluer la cheffe de protocole Pernilla Sjölin. Lors de la dernière réunion du somment européen vendredi, il a en effet accueilli sa collègue d'une façon plutôt étonnante en ébouriffant ses cheveux, avant de l'embrasser. Pernilla Sjölin ne semblait toutefois pas surprise par ce geste qui semble être une marque complice d'affection entre eux. Sur la vidéo, on la voit même esquisser un petit sourire en coin.Lors d'un sommet européen à Strasbourg en février 2018 sur le futur de l'Europe, Jean-Claude Juncker avait déjà surpris Guy Verhofstadt (Open Vld), en le décoiffant vigoureusement.Juncker a aussi l'habitude d'embrasser ses collègues et certains Chefs d'Etat, dont Charles Michel, sur le front. Mais lorsqu'il le fait à une femme, le geste pourrait prendre une autre signification, font remarquer certains observateurs. Hendrik Vos, professeur en politique européenne à l'UGent est plus modéré dans De Morgen: "Je n'ai pas le sentiment que ses gestes dépassent certaines limites." Selon Vos, il se pourrait bien que Juncker réitère ce genre de comportements fantaisistes à l'avenir. "Juncker n'a plus d'agenda politique, ne doit plus être réélu, il peut donc être celui qu'il veut être. Il a tout vu et tout entrepris dans sa carrière. Le protocole diplomatique n'a plus aucune emprise sur lui. On peut même dire qu'il est authentique et sincère, ce qui est inhabituel chez les autres politiciens. Cela peut parfois irriter mais les hommes et femmes politiques sont des humains comme tout le monde." Selon une personne qui le côtoie à l'Europe, Juncker à l'image d'un anticonformiste dans les couloirs de la commission. "Il n'est pas rare qu'il rentre dans un bureau et s'allume spontanément une cigarette", déclare cette source anonyme citée par De Morgen. Autre trait de caractère remarqué: Jean-Claude Juncker a parfois le don d'irriter ses collègues. En utilisant le mot "nébuleux" lors d'un discours pendant le sommet européen ce vendredi 14 décembre, il a ainsi réussi à faire sortir de ses gonds Theresa May, qui n'a pas hésité à le lui faire savoir en allant lui parler en quatre yeux. Une confrontation filmée par la télévision britannique Channel 5 News:Après ce vif échange, Juncker a tenu à clarifier son propos : "Je ne me référais pas à elle, mais à l'état général du débat en Grande-Bretagne. Comme je vous l'ai dit plus tôt, je suivais le débat à la Chambre et je ne vois pas où le Parlement britannique veut en venir et c'est pourquoi je disais que c'était nébuleux, brumeux en anglais. Je ne l'agressais pas." Personne dans son entourage n'a oublié la manière franche dont il avait salué le président hongrois Viktor Orbán en 2015 en l'accueillant avec ces mots : "Regardez, voici notre dictateur". Orban avait à l'époque ri de ce clin d'oeil politique. Autre fait d'arme qui prouve bien que Juncker se moque du protocole: la manière peu discrète dont il a fait tomber une pile de documents de son pupitre lors d'un de ses discours en plein sommet de l'UE.