Le dossier ne devrait pas figurer comme tel à l'ordre du jour du sommet européen de ces jeudi et vendredi à Bruxelles, mais la Belgique fait partie des pays qui l'aborderont, a fait savoir le chef du gouvernement à la Chambre, devant le comité d'avis fédéral chargé des questions européennes.

"Le ciment de notre Union est la confiance mutuelle des États membres dans l'organisation de notre coopération. Cette confiance est garantie par la Cour de Justice de l'Union européenne", dont la primauté est remise en cause par la décision polonaise, a rappelé M. De Croo.

Cette remise en cause affecte les 26 autres États membres, "elle se ressentira à travers notre coopération dans le marché intérieur et dans l'espace Schengen, à travers nos quatre libertés fondamentales et donc le fonctionnement même de l'Union".

"En Pologne, l'indépendance de la justice est mise sous pression de manière inouïe. C'est avant tout problématique pour les citoyens de ce pays, pour le respect de leurs droits fondamentaux, mais c'est aussi problématique pour nos nombreuses entreprises actives en Pologne", a souligné Alexander De Croo. "Car le marché intérieur européen dépend de la bonne application de règles communes à tous les pays qui en font partie, et la Belgique est l'un des pays de l'UE qui ont le plus à gagner d'un marché intérieur qui fonctionne bien".

Au sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'UE, Alexander De Croo veut que la discussion soit entamée avec le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. Il veut entendre de son homologue polonais comment il envisage les prochaines étapes. "Comment le gouvernement polonais va-t-il mettre cet arrêt en application, et que signifie-t-il pour ses engagements et sa coopération au sein de l'Union?"

"Vouloir chapitrer la Cour européenne de justice est une chose. Il n'en reste pas moins que l'on a besoin d'un arbitre européen pour les compétences de l'Union, pour notre coopération. C'est là le vrai choix auquel nous sommes confrontés: ceux qui sont convaincus de la nécessité de la coopération européenne, de la nécessité d'un marché unique européen, de la libre circulation des personnes, doivent accepter une Cour européenne. On ne peut échapper à cette logique. Et donc, je veux entendre du gouvernement polonais comment il envisage sa collaboration avec notre pays, avec les 25 autres États membres de l'Union".

Le dossier ne devrait pas figurer comme tel à l'ordre du jour du sommet européen de ces jeudi et vendredi à Bruxelles, mais la Belgique fait partie des pays qui l'aborderont, a fait savoir le chef du gouvernement à la Chambre, devant le comité d'avis fédéral chargé des questions européennes. "Le ciment de notre Union est la confiance mutuelle des États membres dans l'organisation de notre coopération. Cette confiance est garantie par la Cour de Justice de l'Union européenne", dont la primauté est remise en cause par la décision polonaise, a rappelé M. De Croo. Cette remise en cause affecte les 26 autres États membres, "elle se ressentira à travers notre coopération dans le marché intérieur et dans l'espace Schengen, à travers nos quatre libertés fondamentales et donc le fonctionnement même de l'Union". "En Pologne, l'indépendance de la justice est mise sous pression de manière inouïe. C'est avant tout problématique pour les citoyens de ce pays, pour le respect de leurs droits fondamentaux, mais c'est aussi problématique pour nos nombreuses entreprises actives en Pologne", a souligné Alexander De Croo. "Car le marché intérieur européen dépend de la bonne application de règles communes à tous les pays qui en font partie, et la Belgique est l'un des pays de l'UE qui ont le plus à gagner d'un marché intérieur qui fonctionne bien". Au sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'UE, Alexander De Croo veut que la discussion soit entamée avec le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. Il veut entendre de son homologue polonais comment il envisage les prochaines étapes. "Comment le gouvernement polonais va-t-il mettre cet arrêt en application, et que signifie-t-il pour ses engagements et sa coopération au sein de l'Union?" "Vouloir chapitrer la Cour européenne de justice est une chose. Il n'en reste pas moins que l'on a besoin d'un arbitre européen pour les compétences de l'Union, pour notre coopération. C'est là le vrai choix auquel nous sommes confrontés: ceux qui sont convaincus de la nécessité de la coopération européenne, de la nécessité d'un marché unique européen, de la libre circulation des personnes, doivent accepter une Cour européenne. On ne peut échapper à cette logique. Et donc, je veux entendre du gouvernement polonais comment il envisage sa collaboration avec notre pays, avec les 25 autres États membres de l'Union".