Au slogan habituel "Macron démission" sont venus s'ajouter des "Homards partout, justice nulle part", ou "De Rugy en prison", en écho aux affaires qui éclaboussent le ministre de la Transition écologique et ancien président de l'Assemblée nationale François de Rugy. Ce dernier a été notamment accusé par le site d'investigation Mediapart d'avoir organisé des dîners privés fastueux aux frais du contribuable.

"On veut exprimer un mécontentement contre un président qui a pris tous les pouvoirs, des ministres qui boivent des vins à 500 euros... C'est tout qu'il faut revoir: le travail, les retraites, l'école, l'hôpital", explique Henri, un Parisien à la retraite, ancien employé de la compagnie ferroviaire SNCF, venu pour sa 35e manifestation d'affilée: "Je suis là depuis le début ! ".

Alain, autre retraité, dit être venu "pour soutenir les gens en difficulté". Il assure que le mouvement continuera pendant l'été, malgré la mobilisation en fort déclin à Paris et dans d'autres villes.

Quelques légers incidents ont eu lieu sur le parcours tracé dans l'est de la capitale, les forces de l'ordre usant de gaz lacrymogène, parfois après avoir été visées par des projectiles.

Les manifestants ont été empêchés de pénétrer dans la gare de Lyon et ont été dispersés avant la fin du parcours initialement prévue près de la gare d'Austerlitz. Quelques personnes ont été interpellées.

A Bordeaux, longtemps une place forte du mouvement, ils n'étaient qu'environ 250 à manifester, notamment avec les slogans "On veut du homard ! ", "De Rugy, de Rugy, par ici les loyers c'est pas gratuit ! "