Outre la perspective de pénuries de denrées alimentaires et de médicaments - craintes déjà envisagées par le gouvernement -, une nouvelle étude pangouvernementale fait également état d'une crise de trois mois dans les ports, d'un rétablissement d'une frontière irlandaise rigoureuse et d'une augmentation des prix.
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Outre la perspective de pénuries de denrées alimentaires et de médicaments - craintes déjà envisagées par le gouvernement -, une nouvelle étude pangouvernementale fait également état d'une crise de trois mois dans les ports, d'un rétablissement d'une frontière irlandaise rigoureuse et d'une augmentation des prix.Ce nouveau rapport divulgué par le Sunday Times suggère donc que la situation s'est aggravée depuis la fuite d'autres documents au Guardian, début d'année, qui présentaient déjà certains scénarios pessimistes. Le Sunday Times précise cependant que ces nouvelles prévisions ne sont pas simplement le "scénario du pire", mais bien des répercussions plus que probables d'un no-deal.Cette fuite intervient alors que Boris Johnson doit rencontrer les dirigeants européens plus tard cette semaine.Selon le dossier, quitter l'Union européenne sans un accord pourrait conduire à :Plusieurs sources de Downing Street ont rapporté que ces documents avaient été préparés sous l'administration de Theresa May et et qu'ils ne reflétaient donc pas les planifications prévues par l'administration de Boris Johnson. "Ce dossier date du moment où les ministres bloquaient sur ce qui devait être fait pour se préparer à partir et lorsque les fonds n'étaient pas encore disponibles. Il a été délibérément divulgué par un ancien ministre dans le but d'influencer les discussions avec les dirigeants européens. ", rapporte l'une des sources du numéro 10, Downing Street. Les sources affirment que deux milliards de fonds supplémentaires ont depuis lors été dégagés et que la posture du gouvernement a changé.Le ministre de l'Énergie, Kwasi Kwarteng, a aussi assuré que le Royaume-Uni serait "pleinement préparé" à quitter l'Union européenne le 31 octobre."Je pense qu'il y a beaucoup d'alarmisme dans l'air et qu'un grand nombre de personnes jouent la carte du projet peur", a-t-il déploré.De son côté, Boris Johnson insiste sur le fait qu'il veut toujours que le Royaume-Uni quitte l'UE avec un accord. Il demande cependant un nouvel accord sans clause de sauvegarde (backstop), qui a pour but d'éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et la province d'Irlande du Nord.Il doit rendre visite à Angela Merkel, chancelière allemande, et Emmanuel Macron, président français, avant le sommet du G7 qui se tiendra cette semaine pour souligner ses demandes de concessions. Cependant, l'UE est catégorique: le backstop doit rester.