M. Harbers, dont le portefeuille englobe l'Asile et la Migration, est sous le feu des critiques depuis la semaine dernière, pour un rapport à la Chambre basse sur la criminalité des demandeurs d'asile. Dans ce rapport, des infractions comme le vol à l'étalage ont été mentionnées de manière spécifique, tandis que des crimes plus graves tels que les agressions sexuelles, meurtres ou homicides involontaires ont été regroupés dans la catégorie "autres", ont indiqué les médias néerlandais.

L'omission de catégories plus détaillées, mise en lumière par le journal De Telegraaf, a déclenché la colère de la sphère politique néerlandaise, de nombreux députés se demandant s'il s'agissait d'une décision délibérée. Lors d'un débat à la Chambre basse mardi soir, Mark Harbers, membre du parti libéral (PVV) du Premier ministre Mark Rutte, a annoncé qu'il allait présenter sa démission au roi Willem-Alexander. Le souverain a accepté cette démission "sur proposition du Premier ministre", a indiqué le cabinet royal dans un communiqué.

L'affaire a "affecté la confiance" de la Chambre basse, qui n'a pas été correctement informée, a concédé M. Harbers, en assumant "l'entière responsabilité". Il a cependant affirmé que l'omission de ces chiffres était "totalement involontaire", ont rapporté les médias néerlandais. Sur Twitter, le Premier ministre Mark Rutte a déclaré "respecter" la décision de M. Harbers, reconnaissant que "la politique peut être dure".

Les fonctions de M. Harbers seront assurées par le ministre de la Ju(Belga)