Reprenant pour un certain nombre d'entre eux, de façon partielle, un article du magazine New Europe daté du 02 janvier, plusieurs grands médias anglophones et francophones notamment ont affirmé que Sanna Marin envisageait d'introduire la semaine de travail de quatre jours et/ou la journée de six heures.

Si New Europe fait bien état de cette proposition, il souligne que celle-ci est déjà ancienne et que Sanna Marin ne l'a pas publiquement reprise depuis sa nomination au poste de Première ministre début décembre, et ses services démentent qu'un projet en ce sens soit à l'étude. "Il n'en est fait nulle mention dans le programme du gouvernement. Ce n'est pas à l'agenda du gouvernement", a indiqué mardi à l'AFP une source gouvernementale dans un texto.

Peu après, le gouvernement - une coalition de centre-gauche - se fendait d'un tweet pour démentir officiellement: "Le programme du gouvernement finlandais ne contient aucune référence à la semaine de quatre jours. Le sujet n'est pas à l'agenda".

La déclaration de Sanna Marin sur la réduction du temps de travail remonte au 17 août 2019 lors des cérémonies marquant le 120e anniversaire du Parti social-démocrate finlandais organisées à Turku (sud-ouest). "La semaine de travail de quatre jours, la journée de travail de six heures, pourquoi ce ne serait pas la prochaine étape? Est-ce qu'on s'arrête définitivement à la journée de 8 heures? D'après moi, les gens méritent plus de temps auprès de leur famille, de leurs proches, pour leurs loisirs et d'autres choses encore dans leur vie. Ce pourrait être la prochaine étape de notre vie au travail", avait-elle plaidé au cours d'une table ronde alors qu'elle était ministre des Transports.

Certains médias ont en outre laissé entendre que la journée de travail de six heures avait déjà été mise en pratique en Suède depuis 2015. Cette affirmation est également erronée. Si quelques rares entreprises et services publics locaux ont adopté ces dernières années la journée de six heures, le plus souvent à titre expérimental, la norme dans le pays scandinave reste huit heures.

Ce que l'on peut conclure

La Finlande n'a nullement l'intention, à ce stade, de réduire le temps de travail, ni en supprimant un jour hebdomadaire, ni en raccourcissant la journée de travail.

Reprenant pour un certain nombre d'entre eux, de façon partielle, un article du magazine New Europe daté du 02 janvier, plusieurs grands médias anglophones et francophones notamment ont affirmé que Sanna Marin envisageait d'introduire la semaine de travail de quatre jours et/ou la journée de six heures.Si New Europe fait bien état de cette proposition, il souligne que celle-ci est déjà ancienne et que Sanna Marin ne l'a pas publiquement reprise depuis sa nomination au poste de Première ministre début décembre, et ses services démentent qu'un projet en ce sens soit à l'étude. "Il n'en est fait nulle mention dans le programme du gouvernement. Ce n'est pas à l'agenda du gouvernement", a indiqué mardi à l'AFP une source gouvernementale dans un texto.Peu après, le gouvernement - une coalition de centre-gauche - se fendait d'un tweet pour démentir officiellement: "Le programme du gouvernement finlandais ne contient aucune référence à la semaine de quatre jours. Le sujet n'est pas à l'agenda".La déclaration de Sanna Marin sur la réduction du temps de travail remonte au 17 août 2019 lors des cérémonies marquant le 120e anniversaire du Parti social-démocrate finlandais organisées à Turku (sud-ouest). "La semaine de travail de quatre jours, la journée de travail de six heures, pourquoi ce ne serait pas la prochaine étape? Est-ce qu'on s'arrête définitivement à la journée de 8 heures? D'après moi, les gens méritent plus de temps auprès de leur famille, de leurs proches, pour leurs loisirs et d'autres choses encore dans leur vie. Ce pourrait être la prochaine étape de notre vie au travail", avait-elle plaidé au cours d'une table ronde alors qu'elle était ministre des Transports.Certains médias ont en outre laissé entendre que la journée de travail de six heures avait déjà été mise en pratique en Suède depuis 2015. Cette affirmation est également erronée. Si quelques rares entreprises et services publics locaux ont adopté ces dernières années la journée de six heures, le plus souvent à titre expérimental, la norme dans le pays scandinave reste huit heures.La Finlande n'a nullement l'intention, à ce stade, de réduire le temps de travail, ni en supprimant un jour hebdomadaire, ni en raccourcissant la journée de travail.