Le Parti Brexit a été fondé au début du mois de février mais son lancement officiel a eu lieu ce vendredi dans la ville anglaise de Coventry. L'ancienne responsable du parti europhobe et anti-immigration UKIP, Catherine Blaiklock, en avait pris la tête, avant de faire un pas de côté en raison de la publication de tweets islamophobes. Nigel Farage, soutien du nouveau parti, a alors repris le flambeau.

Le Parti Brexit entend se présenter aux élections européennes, alors que le Brexit a été reporté au 31 octobre au plus tard. Nigel Farage siège actuellement au Parlement européen et espère donc être réélu. "Je pense que l'on fera du très bon travail", a-t-il commenté.

L'objectif principal de la nouvelle formation est clair. "Je suis résolu à m'investir pour que le résultat du référendum (sur le Brexit, NDLR) soit respecté", a affirmé cet eurosceptique. "La manière la plus rapide de sortir de cette impasse, c'est de partir selon les conditions fixées par l'OMC", soit un Brexit dur, sans accord. Selon Nigel Farage, l'Union européenne finira par "implorer un compromis" avec le Royaume-Uni.

L'eurodéputé britannique a également précisé que son parti serait "profondément intolérant envers toutes les intolérances" et désirait "représenter toutes les couches de la société". Les candidats du Parti Brexit aux prochaines élections sont majoritairement des hommes d'affaires et des "personnes ambitieuses qui désirent rendre confiance en la politique britannique", alors que l'UKIP est tombé sous la coupe de l'extrême-droite selon M. Farage.

Un constat que rejette l'actuel dirigeant de ce parti europhobe, Gerard Batten. "Il n'y a aucune différence entre les lignes politiques de nos deux partis", a-t-il ainsi rétorqué.

Le nouveau parti aurait reçu la candidature d'un millier de sympathisants pour rejoindre ses listes et quelque 750.000 livres sterling (868.900 euros) provenant de particuliers, d'après son dirigeant.