Le Parlement "souligne qu'il faut mettre tout en oeuvre pour exclure tout risque, réel ou supposé, de compromettre l'enquête; souligne par ailleurs que ce risque persiste tant que le Premier ministre reste en fonction", indique la résolution, qui n'a pas de valeur contraignante.

La journaliste Daphne Caruana Galizia, qui enquêtait sur la corruption dans son pays, a été assassinée par l'explosion de sa voiture piégée en octobre 2017.

Cette affaire, dans laquelle les noms de hauts responsables de l'Etat maltais (un ministre et le chef de cabinet de M. Muscat) sont cités, a fait vaciller le pouvoir jusqu'à pousser le Premier ministre travailliste Joseph Muscat à annoncer qu'il démissionnerait le 12 janvier.

Adoptée par 581 voix (contre 26 et 83 abstentions), la résolution intervient après une mission à Malte début décembre de sept parlementaires, qui avaient déjà fait part de leur inquiétude sur l'indépendance de l'enquête.

Le Parlement a aussi déploré "vivement que l'évolution de la situation à Malte ces dernières années ait entraîné des menaces graves et persistantes pour l'Etat de droit, la démocratie et les droits fondamentaux, dont la liberté des médias, l'indépendance de la police et de la justice ainsi que la liberté de réunion pacifique".

Il a aussi demandé au gouvernement maltais de mettre fin à ses programmes destinés à des non-Européens de "ventes de la citoyenneté" - des passeports "dorés" en échange d'investissements.

Le Parlement a "salué" la future mise en place d'un prix européen annuel Daphne Caruana Galizia pour récompenser le journalisme d'investigation, un prix dont les modalités doivent encore être précisées.

S'exprimant mercredi matin devant le Parlement, le président du Conseil Charles Michel a rappelé que "la liberté de la presse est un des fondamentaux du projet européen", soulignant que les "enquêtes en cours" sur ce meurtre "doivent être fondées sur les principes de l'Etat de droit".

Mardi devant le Parlement, la vice-présidente de la Commission européenne Vera Jourova avait appelé le gouvernement maltais à "agir de façon urgente" pour renforcer l'indépendance de la justice, la lutte contre la corruption et contre le blanchiment d'argent.

Elle avait assuré que l'exécutif européen "n'hésiterait pas à prendre les mesures nécessaires" pour faire respecter l'Etat de droit à Malte.

Le Parlement "souligne qu'il faut mettre tout en oeuvre pour exclure tout risque, réel ou supposé, de compromettre l'enquête; souligne par ailleurs que ce risque persiste tant que le Premier ministre reste en fonction", indique la résolution, qui n'a pas de valeur contraignante.La journaliste Daphne Caruana Galizia, qui enquêtait sur la corruption dans son pays, a été assassinée par l'explosion de sa voiture piégée en octobre 2017.Cette affaire, dans laquelle les noms de hauts responsables de l'Etat maltais (un ministre et le chef de cabinet de M. Muscat) sont cités, a fait vaciller le pouvoir jusqu'à pousser le Premier ministre travailliste Joseph Muscat à annoncer qu'il démissionnerait le 12 janvier.Adoptée par 581 voix (contre 26 et 83 abstentions), la résolution intervient après une mission à Malte début décembre de sept parlementaires, qui avaient déjà fait part de leur inquiétude sur l'indépendance de l'enquête.Le Parlement a aussi déploré "vivement que l'évolution de la situation à Malte ces dernières années ait entraîné des menaces graves et persistantes pour l'Etat de droit, la démocratie et les droits fondamentaux, dont la liberté des médias, l'indépendance de la police et de la justice ainsi que la liberté de réunion pacifique".Il a aussi demandé au gouvernement maltais de mettre fin à ses programmes destinés à des non-Européens de "ventes de la citoyenneté" - des passeports "dorés" en échange d'investissements.Le Parlement a "salué" la future mise en place d'un prix européen annuel Daphne Caruana Galizia pour récompenser le journalisme d'investigation, un prix dont les modalités doivent encore être précisées. S'exprimant mercredi matin devant le Parlement, le président du Conseil Charles Michel a rappelé que "la liberté de la presse est un des fondamentaux du projet européen", soulignant que les "enquêtes en cours" sur ce meurtre "doivent être fondées sur les principes de l'Etat de droit".Mardi devant le Parlement, la vice-présidente de la Commission européenne Vera Jourova avait appelé le gouvernement maltais à "agir de façon urgente" pour renforcer l'indépendance de la justice, la lutte contre la corruption et contre le blanchiment d'argent. Elle avait assuré que l'exécutif européen "n'hésiterait pas à prendre les mesures nécessaires" pour faire respecter l'Etat de droit à Malte.