La manifestation parisienne en particulier devait être placée sous haute surveillance après de violents heurts samedi dernier place de la Bastille. Initialement prévue comme un rassemblement syndical contre la précarité, la journée de samedi voit s'agréger la contestation contre les violences policières et la loi sécurité globale, qui mobilise les défenseurs des libertés depuis plusieurs semaines.

Le texte est accusé par ses détracteurs de porter atteinte "à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à la liberté de manifester", et aussi d'instaurer "des outils de surveillance de masse".

Les manifestants entendent aussi dénoncer les violences policières après deux affaires fin novembre qui ont provoqué une onde de choc en France: le passage à tabac d'un producteur noir - pour lequel 3 policiers ont été inculpés - et l'évacuation brutale d'un camp de migrants à Paris.

Samedi dernier, les "marches" organisées par la "coordination #StopLoiSécuritéGlobale", un collectif de multiples syndicats et associations, dont plusieurs organisations de journalistes, ont fortement mobilisé dans le pays: entre 133.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, et 500.000 selon les organisateurs.

Face à cette colère, le gouvernement n'a à ce jour annoncé qu'une concession: la réécriture de l'article 24, le plus polémique, encadrant l'image des policiers. La coordination réclame son retrait pur et simple, avec les articles 21 et 22 du texte, et conteste le "nouveau schéma national du maintien de l'ordre (SNMO)" qui limite la couverture médiatique des manifestations.

Accusé de multiplier les mesures "liberticides", Emmanuel Macron a tenu à s'adresser directement aux jeunes, très présents lors des dernières manifestations, dans un entretien au média en ligne Brut vendredi.

"Je ne peux pas laisser dire qu'on réduit les libertés en France", a affirmé le président. "C'est un grand mensonge. On n'est pas la Hongrie ou la Turquie".

Le chef de l'Etat a prôné l'apaisement, en dénonçant à la fois les violences de certains policiers et celles commises contre les forces de l'ordre.

La manifestation parisienne en particulier devait être placée sous haute surveillance après de violents heurts samedi dernier place de la Bastille. Initialement prévue comme un rassemblement syndical contre la précarité, la journée de samedi voit s'agréger la contestation contre les violences policières et la loi sécurité globale, qui mobilise les défenseurs des libertés depuis plusieurs semaines.Le texte est accusé par ses détracteurs de porter atteinte "à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à la liberté de manifester", et aussi d'instaurer "des outils de surveillance de masse".Les manifestants entendent aussi dénoncer les violences policières après deux affaires fin novembre qui ont provoqué une onde de choc en France: le passage à tabac d'un producteur noir - pour lequel 3 policiers ont été inculpés - et l'évacuation brutale d'un camp de migrants à Paris.Samedi dernier, les "marches" organisées par la "coordination #StopLoiSécuritéGlobale", un collectif de multiples syndicats et associations, dont plusieurs organisations de journalistes, ont fortement mobilisé dans le pays: entre 133.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, et 500.000 selon les organisateurs.Face à cette colère, le gouvernement n'a à ce jour annoncé qu'une concession: la réécriture de l'article 24, le plus polémique, encadrant l'image des policiers. La coordination réclame son retrait pur et simple, avec les articles 21 et 22 du texte, et conteste le "nouveau schéma national du maintien de l'ordre (SNMO)" qui limite la couverture médiatique des manifestations.Accusé de multiplier les mesures "liberticides", Emmanuel Macron a tenu à s'adresser directement aux jeunes, très présents lors des dernières manifestations, dans un entretien au média en ligne Brut vendredi."Je ne peux pas laisser dire qu'on réduit les libertés en France", a affirmé le président. "C'est un grand mensonge. On n'est pas la Hongrie ou la Turquie".Le chef de l'Etat a prôné l'apaisement, en dénonçant à la fois les violences de certains policiers et celles commises contre les forces de l'ordre.