"S'il fallait résumer en une phrase l'objectif de cette présidence, je dirais que nous devons passer d'une Europe de coopération à l'intérieur de nos frontières à une Europe puissante dans le monde, pleinement souveraine, libre de ses choix et maître de son destin", a déclaré Emmanuel Macron devant une centaine de journalistes. Une fois de plus, le président a défendu l'importance cruciale de renforcer la souveraineté européenne en soutien à la souveraineté nationale. "Face à toutes ces crises qui percutent l'Europe, nombreux sont ceux qui voudraient ne s'en remettre qu'à la seule nation. Ces nations sont notre force, notre fierté, mais l'unité européenne est leur complément indispensable".

Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron se pose en chef de file des pro-Européens face aux "nationalistes" et "populistes", et vante les avancées obtenues à 27, comme le plan de relance post-Covid de 750 milliards d'euros adopté en 2020. Pour la présidence française, qui va coïncider avec l'élection présidentielle nationale entre autres, Paris a choisi comme devise "Relance, puissance et appartenance" et comme emblème un U et un E bleu et rouge traversés par une flèche blanche, symbole de "l'ambition d'aller de l'avant", a expliqué le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune.

Durant ces six mois, un effort particulier sera consacré à une réforme de l'espace Schengen pour que l'UE "protège ses frontières" face aux crises migratoires qui se succèdent. Paris souhaite la "mise en place d'un pilotage politique de Schengen", à travers des réunions régulières des ministres européens en charge de ces questions.

"Repenser le cadre budgétaire" des accords de Maastricht

Macron a proposé de "repenser le cadre budgétaire" européen des accords de Maastricht. Il a aussi annoncé la tenue d'un sommet entre l'Union africaine et l'UE les 17 et 18 février à Bruxelles afin de "refonder en profondeur" la relation "un peu fatiguée" entre les deux continents. Le président français propose de "refonder un New Deal, économique et financier avec l'Afrique", notamment pour "aller au bout de cette solidarité à l'égard des Africains".

Les Balkans occidentaux restent aussi dans le viseur de l'UE. "Nous devons y mener une politique de réengagement mais également d'investissement pour favoriser l'intégration économique de cette région (...) et pour lutter aussi contre les interférences, contre les manipulations, qui sont le fait de plusieurs puissances régionales qui cherchent, à travers les Balkans à déstabiliser l'Europe", a-t-il assuré, ciblant implicitement la Turquie et la Russie. "Je crois que ce travail qui est un travail politique et économique à l'égard des Balkans occidentaux est un véritable agenda de souveraineté pour notre Europe".

Au total, quelque 400 rendez-vous sont prévus, essentiellement sur les trois premiers mois en raison de la présidentielle en France. Ils débuteront par un discours suivi d'un débat au Parlement européen le 19 janvier. Un sommet européen informel se tiendra les 10 et 11 mars.

(AFP/BELGA)

"S'il fallait résumer en une phrase l'objectif de cette présidence, je dirais que nous devons passer d'une Europe de coopération à l'intérieur de nos frontières à une Europe puissante dans le monde, pleinement souveraine, libre de ses choix et maître de son destin", a déclaré Emmanuel Macron devant une centaine de journalistes. Une fois de plus, le président a défendu l'importance cruciale de renforcer la souveraineté européenne en soutien à la souveraineté nationale. "Face à toutes ces crises qui percutent l'Europe, nombreux sont ceux qui voudraient ne s'en remettre qu'à la seule nation. Ces nations sont notre force, notre fierté, mais l'unité européenne est leur complément indispensable". Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron se pose en chef de file des pro-Européens face aux "nationalistes" et "populistes", et vante les avancées obtenues à 27, comme le plan de relance post-Covid de 750 milliards d'euros adopté en 2020. Pour la présidence française, qui va coïncider avec l'élection présidentielle nationale entre autres, Paris a choisi comme devise "Relance, puissance et appartenance" et comme emblème un U et un E bleu et rouge traversés par une flèche blanche, symbole de "l'ambition d'aller de l'avant", a expliqué le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune. Durant ces six mois, un effort particulier sera consacré à une réforme de l'espace Schengen pour que l'UE "protège ses frontières" face aux crises migratoires qui se succèdent. Paris souhaite la "mise en place d'un pilotage politique de Schengen", à travers des réunions régulières des ministres européens en charge de ces questions."Repenser le cadre budgétaire" des accords de Maastricht Macron a proposé de "repenser le cadre budgétaire" européen des accords de Maastricht. Il a aussi annoncé la tenue d'un sommet entre l'Union africaine et l'UE les 17 et 18 février à Bruxelles afin de "refonder en profondeur" la relation "un peu fatiguée" entre les deux continents. Le président français propose de "refonder un New Deal, économique et financier avec l'Afrique", notamment pour "aller au bout de cette solidarité à l'égard des Africains". Les Balkans occidentaux restent aussi dans le viseur de l'UE. "Nous devons y mener une politique de réengagement mais également d'investissement pour favoriser l'intégration économique de cette région (...) et pour lutter aussi contre les interférences, contre les manipulations, qui sont le fait de plusieurs puissances régionales qui cherchent, à travers les Balkans à déstabiliser l'Europe", a-t-il assuré, ciblant implicitement la Turquie et la Russie. "Je crois que ce travail qui est un travail politique et économique à l'égard des Balkans occidentaux est un véritable agenda de souveraineté pour notre Europe". Au total, quelque 400 rendez-vous sont prévus, essentiellement sur les trois premiers mois en raison de la présidentielle en France. Ils débuteront par un discours suivi d'un débat au Parlement européen le 19 janvier. Un sommet européen informel se tiendra les 10 et 11 mars.(AFP/BELGA)