Il s'agit d'un "pilier fondamental des droits des femmes et de l'égalité des genres", qui "ne peut en aucune manière être amoindri ou retiré", insiste le texte, adopté par 378 voix (avec 255 voix contre et 42 abstentions).

Sans nommer de pays, les eurodéputés pointent "les lois très restrictives en vigueur dans certains États membres, qui interdisent l'avortement sauf dans des circonstances strictement définies", poussant les femmes "à des avortements clandestins" ou "à mener leur grossesse à terme contre leur gré, une violation des droits humains".

Le rapport critique la possibilité offerte par certains Etats à des médecins ou à des établissements médicaux de refuser de fournir des services de santé sur la base d'une "clause de conscience".

Le Parlement appelle également les Etats à garantir l'accès à des "produits contraceptifs de qualité et abordables, alors qu'une majorité des Etats membres ne les rembourse pas ou seulement faiblement. Il réclame un accès aux traitements de fertilité sans discrimination, notamment vis-à-vis des femmes seules et des couples de femmes.

Il encourage par ailleurs "une éducation sexuelle complète aux enfants de l'enseignement primaire et secondaire", prenant en compte "la diversité des orientations sexuelles et de genre". En 2019, l'éducation sexuelle restait optionnelle dans huit pays de l'UE, et la Hongrie est actuellement vivement critiquée pour sa législation interdisant la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs.

Enfin, les parlementaires appellent les Etats à appliquer des exonérations de TVA sur les produits d'hygiène féminine ou à les mettre gratuitement à disposition des personnes en ayant besoin, pour combattre la "précarité menstruelle".

"Je ne préconise pas l'avortement. Ce que mon rapport dit, c'est que chaque femme a le droit de choisir (...) Les avortements pratiqués clandestinement sont dangereux pour la santé des femmes et ont souvent des conséquences fatales", a commenté l'eurodéputé croate Predrag Matic (S&D, sociaux-démocrates), auteur du texte. Il a vivement dénoncé les actions des mouvements anti-avortement qui ont précédé le vote, fustigeant "la diffusion de désinformation" et "l'envoi de petits foetus en plastique à de nombreux eurodéputés".

Le texte a été critiqué jeudi par la Commission des épiscopats catholiques de l'UE, qui l'a jugé "partial". Elle a estimé que "l'avortement n'était pas un droit humain".

Le "lobby conservateur" a "tourné à plein régime" ces dernières semaines, a communiqué jeudi l'élue belge Hilde Vautmans (Open Vld, Renew), membre de la Commission des droits des femmes et de l'égalité des genres du Parlement européen. Elle se dit "soulagée" que le texte émanant de cette commission ait finalement réuni la majorité requise en plénière, malgré des propositions alternatives déposées par les groupes PPE (démocrates-chrétiens, conservateurs) et CRE (conservateurs et réformistes), qui "balayaient la discussion en renvoyant à la compétence nationale", selon elle.

Il s'agit d'un "pilier fondamental des droits des femmes et de l'égalité des genres", qui "ne peut en aucune manière être amoindri ou retiré", insiste le texte, adopté par 378 voix (avec 255 voix contre et 42 abstentions). Sans nommer de pays, les eurodéputés pointent "les lois très restrictives en vigueur dans certains États membres, qui interdisent l'avortement sauf dans des circonstances strictement définies", poussant les femmes "à des avortements clandestins" ou "à mener leur grossesse à terme contre leur gré, une violation des droits humains". Le rapport critique la possibilité offerte par certains Etats à des médecins ou à des établissements médicaux de refuser de fournir des services de santé sur la base d'une "clause de conscience". Le Parlement appelle également les Etats à garantir l'accès à des "produits contraceptifs de qualité et abordables, alors qu'une majorité des Etats membres ne les rembourse pas ou seulement faiblement. Il réclame un accès aux traitements de fertilité sans discrimination, notamment vis-à-vis des femmes seules et des couples de femmes. Il encourage par ailleurs "une éducation sexuelle complète aux enfants de l'enseignement primaire et secondaire", prenant en compte "la diversité des orientations sexuelles et de genre". En 2019, l'éducation sexuelle restait optionnelle dans huit pays de l'UE, et la Hongrie est actuellement vivement critiquée pour sa législation interdisant la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs. Enfin, les parlementaires appellent les Etats à appliquer des exonérations de TVA sur les produits d'hygiène féminine ou à les mettre gratuitement à disposition des personnes en ayant besoin, pour combattre la "précarité menstruelle". "Je ne préconise pas l'avortement. Ce que mon rapport dit, c'est que chaque femme a le droit de choisir (...) Les avortements pratiqués clandestinement sont dangereux pour la santé des femmes et ont souvent des conséquences fatales", a commenté l'eurodéputé croate Predrag Matic (S&D, sociaux-démocrates), auteur du texte. Il a vivement dénoncé les actions des mouvements anti-avortement qui ont précédé le vote, fustigeant "la diffusion de désinformation" et "l'envoi de petits foetus en plastique à de nombreux eurodéputés". Le texte a été critiqué jeudi par la Commission des épiscopats catholiques de l'UE, qui l'a jugé "partial". Elle a estimé que "l'avortement n'était pas un droit humain". Le "lobby conservateur" a "tourné à plein régime" ces dernières semaines, a communiqué jeudi l'élue belge Hilde Vautmans (Open Vld, Renew), membre de la Commission des droits des femmes et de l'égalité des genres du Parlement européen. Elle se dit "soulagée" que le texte émanant de cette commission ait finalement réuni la majorité requise en plénière, malgré des propositions alternatives déposées par les groupes PPE (démocrates-chrétiens, conservateurs) et CRE (conservateurs et réformistes), qui "balayaient la discussion en renvoyant à la compétence nationale", selon elle.