"Courte interruption. Les discussions sur le Brexit vont continuer pendant le dîner", a twitté le porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk.

Certains dirigeants sont prêts à accepter un report du divorce jusqu'au 22 mai, un jour seulement avant le début des élections européennes, mais d'autres plaident pour une date antérieure, selon des sources européennes.

La Première ministre britannique Theresa May leur avait demandé d'accepter un report du 29 mars au 30 juin, pour avoir le temps de convaincre ses parlementaires de voter l'accord de retrait qu'elle avait conclu avec Bruxelles fin novembre et éloigner le spectre d'un divorce brutal.

Un projet de conclusions vu par l'AFP évoque la date du 22 mai, à la condition que les députés britanniques avalisent l'accord qu'ils ont déjà retoqué par deux fois.

"Le Conseil européen s'engage à accepter, avant le 29 mars 2019, un report jusqu'au 22 mai 2019, à condition que l'accord de retrait soit approuvé par la Chambre des Communes (britannique) la semaine prochaine", est-il écrit dans ce texte.

Toutefois, cette proposition était âprement discutée. Les échanges qui avaient commencé vers 14H00 GMT étaient toujours en cours à 20H00 GMT.

"Certains pays veulent un +deadline+ plus court. Ils ne pensent pas que c'est une bonne idée d'avoir le Brexit un jour avant les élections", a confié à l'AFP une source européenne.

La France fait partie de ceux là, selon cette source, et a avancé la date du 7 mai.

La Commission européenne avait mis en garde contre les "graves risques juridiques et politiques pour l'UE" d'un report au-delà des élections. Car le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet.

S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE, selon l'exécutif européen.

Mme May s'est exprimée pendant plus d'une heure devant des dirigeants des 27, lassés des atermoiements britanniques et décidés à poser leurs conditions à un court décalage du divorce. Ils lui ont posé "de nombreuses questions", selon une source européenne, et Mme May se serait montrée "évasive".

- "Issue de secours" -

Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, également à Bruxelles jeudi, a évoqué lundi ou mardi pour un nouveau vote. Il a exclu de se ranger derrière l'accord de Mme May.

"Nous ne pensons pas que c'est la bonne voie et cherchons une alternative qui puisse rassembler une majorité au parlement", a-t-il dit à la presse.

En cas d'échec du troisième vote, le président français Emmanuel Macron a mis en garde les Britanniques: "Nous irions vers un +no deal+". Une issue, synonyme de chaos économique potentiel, redoutée par les milieux d'affaires.

Le patronat et les syndicats britanniques ont supplié jeudi Mme May de changer d'approche face à ce qu'ils estiment être une situation d'"urgence nationale".

"Même si l'espoir d'un succès final peut paraître fragile, voire illusoire, et bien que la fatigue du Brexit soit de plus en plus visible et justifiée, nous ne pouvons renoncer à rechercher jusqu'au tout dernier moment une solution positive", a promis mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk.

"On ne cherche plus une porte de sortie, on cherche une issue de secours", a estimé de son côté le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

- Nouveau sommet ? -

Si le parlement britannique rejetait à nouveau le traité de divorce, l'UE serait-elle toujours prête à accorder un report du Brexit, forcément plus long? "Il faudrait un changement politique profond pour qu'il y ait autre chose qu'une prolongation technique", a prévenu le président Macron, un diplomate précisant qu'il faisait allusion à de nouvelles élections ou à un nouveau référendum.

"Si la semaine prochaine il n'y a pas de vote ou pas de vote positif au parlement britannique, dans ce cas, il faudra voir s'il faut une nouvelle rencontre du Conseil européen" avant le 29 mars, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

Au Royaume-Uni, une pétition en ligne demandant au gouvernement de renoncer au Brexit a dépassé le million de signatures jeudi, engrangeant un succès fulgurant au lendemain de son lancement.

Le ministère britannique de la Défense a lui annoncé l'ouverture d'un centre opérationnel dans un bunker anti-atomique pour gérer un éventuel Brexit sans accord.

"Courte interruption. Les discussions sur le Brexit vont continuer pendant le dîner", a twitté le porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk.Certains dirigeants sont prêts à accepter un report du divorce jusqu'au 22 mai, un jour seulement avant le début des élections européennes, mais d'autres plaident pour une date antérieure, selon des sources européennes.La Première ministre britannique Theresa May leur avait demandé d'accepter un report du 29 mars au 30 juin, pour avoir le temps de convaincre ses parlementaires de voter l'accord de retrait qu'elle avait conclu avec Bruxelles fin novembre et éloigner le spectre d'un divorce brutal.Un projet de conclusions vu par l'AFP évoque la date du 22 mai, à la condition que les députés britanniques avalisent l'accord qu'ils ont déjà retoqué par deux fois."Le Conseil européen s'engage à accepter, avant le 29 mars 2019, un report jusqu'au 22 mai 2019, à condition que l'accord de retrait soit approuvé par la Chambre des Communes (britannique) la semaine prochaine", est-il écrit dans ce texte.Toutefois, cette proposition était âprement discutée. Les échanges qui avaient commencé vers 14H00 GMT étaient toujours en cours à 20H00 GMT."Certains pays veulent un +deadline+ plus court. Ils ne pensent pas que c'est une bonne idée d'avoir le Brexit un jour avant les élections", a confié à l'AFP une source européenne.La France fait partie de ceux là, selon cette source, et a avancé la date du 7 mai.La Commission européenne avait mis en garde contre les "graves risques juridiques et politiques pour l'UE" d'un report au-delà des élections. Car le Royaume-Uni serait tenu d'organiser le scrutin européen même s'il se retire ensuite avant la session inaugurale du Parlement, début juillet.S'il ne le faisait pas, il mettrait en péril la légalité du nouveau Parlement avec le risque d'une paralysie durable du fonctionnement de l'UE, selon l'exécutif européen.Mme May s'est exprimée pendant plus d'une heure devant des dirigeants des 27, lassés des atermoiements britanniques et décidés à poser leurs conditions à un court décalage du divorce. Ils lui ont posé "de nombreuses questions", selon une source européenne, et Mme May se serait montrée "évasive".Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition britannique, également à Bruxelles jeudi, a évoqué lundi ou mardi pour un nouveau vote. Il a exclu de se ranger derrière l'accord de Mme May."Nous ne pensons pas que c'est la bonne voie et cherchons une alternative qui puisse rassembler une majorité au parlement", a-t-il dit à la presse.En cas d'échec du troisième vote, le président français Emmanuel Macron a mis en garde les Britanniques: "Nous irions vers un +no deal+". Une issue, synonyme de chaos économique potentiel, redoutée par les milieux d'affaires.Le patronat et les syndicats britanniques ont supplié jeudi Mme May de changer d'approche face à ce qu'ils estiment être une situation d'"urgence nationale"."Même si l'espoir d'un succès final peut paraître fragile, voire illusoire, et bien que la fatigue du Brexit soit de plus en plus visible et justifiée, nous ne pouvons renoncer à rechercher jusqu'au tout dernier moment une solution positive", a promis mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk."On ne cherche plus une porte de sortie, on cherche une issue de secours", a estimé de son côté le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.Si le parlement britannique rejetait à nouveau le traité de divorce, l'UE serait-elle toujours prête à accorder un report du Brexit, forcément plus long? "Il faudrait un changement politique profond pour qu'il y ait autre chose qu'une prolongation technique", a prévenu le président Macron, un diplomate précisant qu'il faisait allusion à de nouvelles élections ou à un nouveau référendum."Si la semaine prochaine il n'y a pas de vote ou pas de vote positif au parlement britannique, dans ce cas, il faudra voir s'il faut une nouvelle rencontre du Conseil européen" avant le 29 mars, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.Au Royaume-Uni, une pétition en ligne demandant au gouvernement de renoncer au Brexit a dépassé le million de signatures jeudi, engrangeant un succès fulgurant au lendemain de son lancement.Le ministère britannique de la Défense a lui annoncé l'ouverture d'un centre opérationnel dans un bunker anti-atomique pour gérer un éventuel Brexit sans accord.