"Bien que la capacité de traitement des dossiers d'asile ait augmenté dans ces deux pays, la durée de ce traitement continue d'être longue et les goulets d'étranglement persistent", souligne la Cour.

En outre, "les retours de migrants en situation irrégulière restent peu nombreux et problématiques dans l'ensemble de l'UE", estime le rapport.

Après l'afflux sans précédent de 2015, les Européens ont mis en place des "points d'accès", instauré des programmes de relocalisations temporaires pour soulager l'Italie et la Grèce et augmenté le montant des financements.

La situation aux points d'accès en Grèce reste très critique en ce qui concerne la capacité d'accueil et les mineurs non accompagnés, estime la Cour.

Elle rappelle que les Etats membres s'étaient engagés à relocaliser plus de 98.000 migrants depuis la Grèce et l'Italie entre 2015 et 2017. Quelque 34.705 ont été effectivement relocalisés (21.999 depuis la Grèce et 12.706 depuis l'Italie). Un résultat qui s'explique principalement, selon la Cour, par "le très faible nombre de migrants potentiellement éligibles enregistrés en vue d'une relocalisation".

La Cour note également que la capacité de traitement des demandeurs d'asile en Grèce est encore insuffisante "pour résorber l'arriéré croissant".

A propos de l'accord controversé de 2016 entre l'UE et la Turquie, qui a permis de faire chuter de façon spectaculaire les arrivées sur les côtes grecques, la Cour pointe du doigt la durée de "la procédure rapide à la frontière pour l'examen des demandes d'asile".

En 2018, il fallait compter en moyenne 215 jours entre l'introduction de la demande et la prise d'une décision en première instance. Une situation due notamment à la pénurie de médecins pour les évaluations sur les îles grecques, selon le rapport.

Pour les autres procédures, "la situation est encore plus problématique, avec des dates de rendez-vous pour l'entretien fixées à 2021 et à 2023".

Si l'Italie a des capacités suffisantes pour traiter actuellement les arrivées et les demandes d'asile en première instance, elle est confrontée à de très nombreux recours. Ainsi, les demandes introduites en 2015 "ont mis en moyenne plus de 4 ans pour atteindre le stade du dernier recours".

"Bien que la capacité de traitement des dossiers d'asile ait augmenté dans ces deux pays, la durée de ce traitement continue d'être longue et les goulets d'étranglement persistent", souligne la Cour.En outre, "les retours de migrants en situation irrégulière restent peu nombreux et problématiques dans l'ensemble de l'UE", estime le rapport.Après l'afflux sans précédent de 2015, les Européens ont mis en place des "points d'accès", instauré des programmes de relocalisations temporaires pour soulager l'Italie et la Grèce et augmenté le montant des financements.La situation aux points d'accès en Grèce reste très critique en ce qui concerne la capacité d'accueil et les mineurs non accompagnés, estime la Cour.Elle rappelle que les Etats membres s'étaient engagés à relocaliser plus de 98.000 migrants depuis la Grèce et l'Italie entre 2015 et 2017. Quelque 34.705 ont été effectivement relocalisés (21.999 depuis la Grèce et 12.706 depuis l'Italie). Un résultat qui s'explique principalement, selon la Cour, par "le très faible nombre de migrants potentiellement éligibles enregistrés en vue d'une relocalisation".La Cour note également que la capacité de traitement des demandeurs d'asile en Grèce est encore insuffisante "pour résorber l'arriéré croissant". A propos de l'accord controversé de 2016 entre l'UE et la Turquie, qui a permis de faire chuter de façon spectaculaire les arrivées sur les côtes grecques, la Cour pointe du doigt la durée de "la procédure rapide à la frontière pour l'examen des demandes d'asile".En 2018, il fallait compter en moyenne 215 jours entre l'introduction de la demande et la prise d'une décision en première instance. Une situation due notamment à la pénurie de médecins pour les évaluations sur les îles grecques, selon le rapport.Pour les autres procédures, "la situation est encore plus problématique, avec des dates de rendez-vous pour l'entretien fixées à 2021 et à 2023".Si l'Italie a des capacités suffisantes pour traiter actuellement les arrivées et les demandes d'asile en première instance, elle est confrontée à de très nombreux recours. Ainsi, les demandes introduites en 2015 "ont mis en moyenne plus de 4 ans pour atteindre le stade du dernier recours".