La police a rapidement mis fin à l'action du groupuscule Génération Identitaire et a placé en garde à vue vingt-deux personnes dans le cadre d'une enquête pour "violences volontaires et séquestration en réunion".

Vers 14H00 (12H00 GMT), ces militants avaient brièvement occupé les locaux de l'association, installés dans le centre-ville.

"Les individus ont mis dehors tout le personnel qui était présent" et déployé une banderole à la fenêtre "SOS Méditerranée complice du trafic d'êtres humains", a raconté un porte-parole de la police. Des fumigènes ont été allumés et brandis. Aucune personne n'a été blessée et les interpellations se sont déroulées sans incidents, selon la même source.

L'association humanitaire a décrit une "attaque violente" et des militants "molestant certains des membres du personnel présent qui se trouvaient sur leur passage et empêchant par la force plusieurs autres de quitter les lieux", avant l'arrivée de la police.

Génération Identitaire a pour sa part affirmé avoir agi sans violences. Ce groupe, qui avait notamment par le passé pris pour cibles des mosquées, s'est focalisé ces derniers mois sur les migrants, sous la bannière "Defend Europe" déployée en Méditerranée ou dans le sud des Alpes françaises.

"Notre action vise à dénoncer la complicité de cette ONG qui, sous couvert +d'humanitaire+, collabore avec les passeurs de clandestins", a écrit le groupe dans un communiqué, demandant à la France de saisir l'Aquarius, que SOS Méditerranée affrète avec l'ONG Médecins sans frontières.

Ce navire qui s'est retrouvé à plusieurs reprises ces derniers mois au coeur de bras de fer entre pays européens refusant de laisser débarquer les migrants qu'il sauve en pleine mer a dû se résoudre à jeter l'ancre jeudi matin, à vide, à Marseille.

Après avoir perdu son pavillon de Gibraltar, l'Aquarius est en effet menacé de perdre celui de Panama, bien qu'il souligne ne faire qu'appliquer le droit humanitaire de la mer. Un appel a été lancé à des rassemblements samedi dans plusieurs dizaines de villes de France et d'Europe afin de soutenir SOS Méditerranée.

La police a rapidement mis fin à l'action du groupuscule Génération Identitaire et a placé en garde à vue vingt-deux personnes dans le cadre d'une enquête pour "violences volontaires et séquestration en réunion". Vers 14H00 (12H00 GMT), ces militants avaient brièvement occupé les locaux de l'association, installés dans le centre-ville."Les individus ont mis dehors tout le personnel qui était présent" et déployé une banderole à la fenêtre "SOS Méditerranée complice du trafic d'êtres humains", a raconté un porte-parole de la police. Des fumigènes ont été allumés et brandis. Aucune personne n'a été blessée et les interpellations se sont déroulées sans incidents, selon la même source. L'association humanitaire a décrit une "attaque violente" et des militants "molestant certains des membres du personnel présent qui se trouvaient sur leur passage et empêchant par la force plusieurs autres de quitter les lieux", avant l'arrivée de la police.Génération Identitaire a pour sa part affirmé avoir agi sans violences. Ce groupe, qui avait notamment par le passé pris pour cibles des mosquées, s'est focalisé ces derniers mois sur les migrants, sous la bannière "Defend Europe" déployée en Méditerranée ou dans le sud des Alpes françaises."Notre action vise à dénoncer la complicité de cette ONG qui, sous couvert +d'humanitaire+, collabore avec les passeurs de clandestins", a écrit le groupe dans un communiqué, demandant à la France de saisir l'Aquarius, que SOS Méditerranée affrète avec l'ONG Médecins sans frontières.Ce navire qui s'est retrouvé à plusieurs reprises ces derniers mois au coeur de bras de fer entre pays européens refusant de laisser débarquer les migrants qu'il sauve en pleine mer a dû se résoudre à jeter l'ancre jeudi matin, à vide, à Marseille.Après avoir perdu son pavillon de Gibraltar, l'Aquarius est en effet menacé de perdre celui de Panama, bien qu'il souligne ne faire qu'appliquer le droit humanitaire de la mer. Un appel a été lancé à des rassemblements samedi dans plusieurs dizaines de villes de France et d'Europe afin de soutenir SOS Méditerranée.