Le projet du tueur est de "les tuer tous". Il voit son acte comme le début de quelque chose de plus grand qui le dépasse, mais dont il sera le héros ou le martyr.

En 2011, Anders Breivik, précurseur et référence des suivants, a tué 77 personnes, identifiées comme de gauche et donc favorables aux étrangers. En 2019, ce malade mental a fait des disciples dans le monde entier : attentat contre des musulmans à Christchurch, Nouvelle-Zélande, le 15 mars (51 morts), attentat contre des Mexicains à El Paso, États-Unis, le 3 août (22 morts), attentat contre des juifs à Halle, Allemagne, le 9 octobre (2 morts) et aujourd'hui encore en Allemagne attentat contre des musulmans (9 morts).

La liste est loin d'être exhaustive.

Le suprématisme blanc continue d'inspirer des terroristes, rendus paranoïaques par des gourous d'extrême droite qui font miroiter la crainte d'un grand remplacement.

Cette théorie mensongère est en arrière-plan de tous ces crimes. L'idée folle que "ces gens-là" vont "nous" faire disparaître est extrêmement dangereuse, parce qu'elle justifie le crime. Elle le rend légitime aux yeux de celui qui le commet. Le tueur massacre de pauvres gens qui ne lui ont rien fait et se sent en légitime défense.

Hier Filip Dewinter (Vlaams Belang ) a écrit un tweet - d'apparence insignifiant- pour critiquer les magasins HEMA qui mettaient en scène des jeunes et des enfants non blancs dans une publicité. Il a ajouté le # "omvolking" (remplacement).

Il ne pouvait pas ignorer à quel point un # remplacement est une incitation à la haine. D'autant plus que l'idée même du # est d'être largement répandu.

Il savait à quel point cette idée surréaliste inquiète les suprématistes blancs et pousse les plus instables d'entre eux à des actes d'une violence inouïe. Ce genre de comportement de la part d'un politicien doit être qualifié de provocation à commettre un crime.

L'incitation à la haine est un délit. L'incitation au terrorisme aussi.

Il est temps de prendre au sérieux ces appels incessants sur internet aux meurtres, à la liquidation, à la suppression de population entière. C'est une responsabilité sociétale qu'il faut prendre.

De même que le "grand complot juif" cher aux nazis n'a jamais existé, le "grand remplacement" n'existe pas. Ce n'est qu'un mensonge, une création de l'extrême droite, destinée à faire accepter à leurs adhérents l'idée de l'élimination physique de l'autre.

Le projet du tueur est de "les tuer tous". Il voit son acte comme le début de quelque chose de plus grand qui le dépasse, mais dont il sera le héros ou le martyr.En 2011, Anders Breivik, précurseur et référence des suivants, a tué 77 personnes, identifiées comme de gauche et donc favorables aux étrangers. En 2019, ce malade mental a fait des disciples dans le monde entier : attentat contre des musulmans à Christchurch, Nouvelle-Zélande, le 15 mars (51 morts), attentat contre des Mexicains à El Paso, États-Unis, le 3 août (22 morts), attentat contre des juifs à Halle, Allemagne, le 9 octobre (2 morts) et aujourd'hui encore en Allemagne attentat contre des musulmans (9 morts). La liste est loin d'être exhaustive.Le suprématisme blanc continue d'inspirer des terroristes, rendus paranoïaques par des gourous d'extrême droite qui font miroiter la crainte d'un grand remplacement.Cette théorie mensongère est en arrière-plan de tous ces crimes. L'idée folle que "ces gens-là" vont "nous" faire disparaître est extrêmement dangereuse, parce qu'elle justifie le crime. Elle le rend légitime aux yeux de celui qui le commet. Le tueur massacre de pauvres gens qui ne lui ont rien fait et se sent en légitime défense.Hier Filip Dewinter (Vlaams Belang ) a écrit un tweet - d'apparence insignifiant- pour critiquer les magasins HEMA qui mettaient en scène des jeunes et des enfants non blancs dans une publicité. Il a ajouté le # "omvolking" (remplacement).Il ne pouvait pas ignorer à quel point un # remplacement est une incitation à la haine. D'autant plus que l'idée même du # est d'être largement répandu.Il savait à quel point cette idée surréaliste inquiète les suprématistes blancs et pousse les plus instables d'entre eux à des actes d'une violence inouïe. Ce genre de comportement de la part d'un politicien doit être qualifié de provocation à commettre un crime.L'incitation à la haine est un délit. L'incitation au terrorisme aussi.Il est temps de prendre au sérieux ces appels incessants sur internet aux meurtres, à la liquidation, à la suppression de population entière. C'est une responsabilité sociétale qu'il faut prendre.De même que le "grand complot juif" cher aux nazis n'a jamais existé, le "grand remplacement" n'existe pas. Ce n'est qu'un mensonge, une création de l'extrême droite, destinée à faire accepter à leurs adhérents l'idée de l'élimination physique de l'autre.