Cette nouvelle agence pourrait, à la demande d'un État membre, effectuer des missions de contrôle aux frontières, de gestion des migrations ou des retours. Elle comprendrait également une réserve de réaction rapide pour les interventions urgentes aux limites territoriales de l'UE.

Une disposition controversée du projet donnerait à l'exécutif européen le pouvoir de décider d'une intervention dans un pays jugé défaillant en matière de protection de ses frontières extérieures, même s'il ne le demande pas. Le corps permanent devrait être composé de 5.000 agents opérationnels issus de l'Agence et des États membres deux ans après l'entrée en vigueur des nouvelles règles.

Ce nombre passerait progressivement à 10.000 cinq ans après l'entrée en vigueur de la réglementation. Avec le vote survenu lundi soir en commission, le Parlement est désormais prêt à entamer des négociations avec les Etats membres, réunis au sein du Conseil. Ces derniers n'ont toutefois pas encore été en mesure de déterminer leur position sur le dossier.

En décembre dernier, les ministres européens avaient reconnu qu'ils auraient besoin de plus de temps que prévu pour trancher la question des effectifs. Tant que ce point ne fera pas l'objet d'un compromis au Conseil, les négociations avec le Parlement ne pourront pas débuter.

Belga