"Ces dernières heures, nous avons lancé toutes les discussions nécessaires pour trouver une majorité solide au service des citoyens", a déclaré Luigi Di Maio, en expliquant que le M5S ne souhaitait pas un retour immédiat aux urnes qui "ne lui fait pas peur" car "nous avons encore tant de choses à réaliser".

"Nous ne laisserons pas le navire sombrer", a déclaré le vice-Premier ministre sortant, en soulignant que son mouvement était le premier parti au parlement et disposait d'une majorité relative autour de laquelle bâtir une nouvelle coalition.

"Les citoyens nous ont demandé en mars 2018 de changer ce pays en profondeur", a ajouté M. Di Maio, en égratignant sans le nommer son ex-partenaire de coalition, le chef de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini.

Les Cinq Etoiles ne peuvent pas se soumettre à "des caprices d'été", a-t-il lancé, en référence à l'annonce, le 8 août, par M. Salvini de la fin de leur alliance contractée 14 mois plus tôt.

M. Di Maio a reconnu des erreurs du Mouvement pendant son mandat de gouvernement mais il a souligné que la coalition était née d'un "contrat basé sur la loyauté entre les forces politiques qui a été minée par une rupture unilatérale", une pique directe à l'attention de M. Salvini.

Le chef du M5S a énuméré dix points de programme impératifs à respecter par une nouvelle majorité, dont une partie coïncident avec une proposition d'alliance faite ces derniers jours par la première force de gauche, le Parti démocrate (PD).

Il a cité en premier la réduction du nombre de parlementaires (à 600 contre 950 un record en Europe) qui attend d'être adoptée en dernière lecture au parlement.

Autres revendications des Cinq Etoiles: "un budget équitable", avec l'instauration du salaire minimum, des aides aux familles, des baisses d'impôts pour les entreprises et un plan d'investissement extraordinaire pour le Sud.

En revanche, le vice-Premier ministre sortant n'a pas mentionné l'Europe, alors que le PD lui a demandé "une confirmation de la vocation européenne de l'Italie".